Saint-Etienne: l'octogénaire qui a tué sa femme décède des suites de ses blessures #
Un homme de 80 ans qui s'était tiré une balle dans la tête, mardi à Saint-Etienne, après avoir annoncé à la police qu'il venait de tuer son épouse, est décédé des suites de ses blessures, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de la ville.
À leur arrivée dans la maison où vivait le couple, en fin d'après-midi, les policiers avaient découvert le corps sans vie de la femme, mais aussi son mari grièvement blessé par une balle qu'il venait de se tirer dans la tête.
L'homme, dont le pronostic vital était engagé, avait laissé un mot expliquant son geste par l'angoisse liée à la fin de vie. "Il était atteint d'un cancer", a précisé à l'AFP le procureur-adjoint de la République de Saint-Etienne, André Merle.
"Nous devons attendre le résultat de l'autopsie pour connaître la cause du décès de sa femme qui, elle, n'a pas été tuée à l'aide d'une arme à feu", a précisé le magistrat.
En 2020, 90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, un chiffre au plus bas depuis la mise en place de statistiques il y a 15 ans.
DM/dfa/shu
Bande criminelle du Petit Bar: "deuxième vague" d'arrestations dans le volet financier #
"Une deuxième vague" d'arrestations avec plus de dix personnes placées en garde à vue en Corse et sur le continent est intervenue mercredi dans le volet financier de l'enquête sur la bande criminelle corse du "Petit Bar", a-t-on appris de sources concordantes.
Sept personnes sont actuellement entendues par la section de recherches de la gendarmerie de Corse à Ajaccio dans "le volet financier" de cette enquête pilotée par la juridiction interrégionale spécialisée dans le crime organisé (JIRS) de Marseille, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
Plusieurs autres arrestations sont intervenues sur le continent et des perquisitions sont en cours dans le cadre de cette "deuxième vague" qui a permis d'interpeller une "figure" du banditisme corse, a précisé à l'AFP une autre source proche de l'enquête.
L'enquête vise des faits d'extorsions et de blanchiment en bande organisée, d'association de malfaiteurs et de non justification de ressources.
Elle a permis "de mettre en évidence des manipulations d'espèces, de nombreux mouvements financiers internationaux ainsi que des investissements immobiliers suspects, le tout portant sur des sommes dépassant largement les revenus déclarés des mis en cause", avait indiqué mi-janvier la procureure de Marseille Dominique Laurens au moment d'une première série de mises en examen.
Vingt-et-une personnes avaient été interpellées le 10 janvier en Corse et sur le continent dans ce dossier de blanchiment d'argent sale qui, selon des chiffres avancés par le quotidien "Le Monde", porterait sur un total de 48 millions d'investissements offshore et immobiliers.
Parmi ces personnes appartenant au cercle proche des membres présumés du Petit Bar -compagnes et famille- figurait le chef présumé de la bande, Jacques Santoni, lourdement handicapé depuis 2003.
Au total, 12 personnes ont été mises en examen dans ce dossier, la dernière étant une avocate du barreau de Paris. Certaines ont été placées en détention provisoire, dont Jacques Santoni et l'entrepreneur et ancien PDG de Corse-Matin Antony Perrino.
Figurent également parmi les mis en examen Sonia Susini-Santoni, l'épouse de Jacques Santoni, et son frère Jean-Laurent Susini, soupçonnés d'avoir aidé le chef du "Petit Bar" à blanchir 2,3 millions d'euros grâce à un gain de 4,6 millions d'euros remporté au loto par Jean-Laurent Susini.
L'un des mis en examen, Stéphane Raybier, s'est suicidé à la prison de Toulon à la mi-février.
mc/est/
La France prend le commandement maritime d'une task force américaine dans le Golfe #
Le porte-avions français Charles de Gaulle a pris le commandement naval d'une task force américaine dans le Golfe consacrée à la liberté de navigation et à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), a annoncé mercredi le ministère des Armées.
La France avait déjà assumé cette responsabilité en décembre 2015. "Une marque de confiance opérationnelle et le signe de notre détermination constante contre Daech" (acronyme arabe de l'EI), a commenté sur Twitter la ministre des Armées Florence Parly.
Le porte-avions, étendard de la dissuasion nucléaire française, a quitté le mois dernier le port de Toulon (sud-est de la France) pour une mission qui l'a conduit en Méditerranée orientale puis dans l'océan Indien dans le cadre de l'opération Chammal, volet français de l'opération internationale antijihadiste Inherent Resolve en Irak et en Syrie.
Il est arrivé dans le Golfe dans le cadre d'une mission destinée à lutter contre l'EI et pour affirmer la "liberté de navigation" dans des zones maritimes ayant connu une recrudescence des tensions.
Outre le porte-avions, le groupe aéronaval est composé de la Frégate multi-missions Provence, la Frégate de défense aérienne Chevalier Paul, le Bâtiment de commandement et de ravitaillement Var ainsi que la frégate belge Léopold 1er.
"Il assurera l'ensemble des prérogatives généralement attribuées à un groupe de combat américain, dont la permanence aéronavale de la Coalition Inherent Resolve", précise le communiqué du ministère.
"Dans cette zone où se joue une partie de la stabilité régionale et de la sécurité du continent européen, la présence de la France lui permet de conserver une capacité d'évaluation et d'appréciation autonome de la situation", ajoute-t-il.
La France exhorte le nouveau président américain Joe Biden à continuer à faire de la lutte contre l'EI une priorité. Juste avant de quitter la Maison Blanche, son prédécesseur Donald Trump avait réduit la présence militaire américaine à seulement 2.500 hommes en Irak.
L'EI s'était emparé de larges pans des territoires syrien et irakien à partir de 2014. Malgré sa mise en déroute en Syrie en mars 2019 et la chute de son califat auto-proclamé, l'EI continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie et en Irak.
dla/pid/fz/at
La France prend le commandement maritime d'une task force américaine dans le Golfe #
Le porte-avions français Charles de Gaulle a pris le commandement naval d'une task force américaine dans le Golfe consacrée à la liberté de navigation et à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), a annoncé mercredi le ministère des Armées.
La France avait déjà assumé cette responsabilité en décembre 2015. "Une marque de confiance opérationnelle et le signe de notre détermination constante contre Daech" (acronyme arabe de l'EI), a commenté sur Twitter la ministre des Armées Florence Parly.
Le porte-avions, étendard de la dissuasion nucléaire française, a quitté le mois dernier le port de Toulon (sud-est de la France) pour une mission qui l'a conduit en Méditerranée orientale puis dans l'océan Indien dans le cadre de l'opération Chammal, volet français de l'opération internationale antijihadiste Inherent Resolve en Irak et en Syrie.
Il est arrivé dans le Golfe dans le cadre d'une mission destinée à lutter contre l'EI et pour affirmer la "liberté de navigation" dans des zones maritimes ayant connu une recrudescence des tensions.
Outre le porte-avions, le groupe aéronaval est composé de la Frégate multi-missions Provence, la Frégate de défense aérienne Chevalier Paul et le Bâtiment de commandement et de ravitaillement Var. "Il assurera l'ensemble des prérogatives généralement attribuées à un groupe de combat américain, dont la permanence aéronavale de la Coalition Inherent Resolve", précise le communiqué du ministère.
"Dans cette zone où se joue une partie de la stabilité régionale et de la sécurité du continent européen, la présence de la France lui permet de conserver une capacité d'évaluation et d'appréciation autonome de la situation", ajoute-t-il.
La France exhorte le nouveau président américain Joe Biden à continuer à faire de la lutte contre l'EI une priorité. Juste avant de quitter la Maison Blanche, son prédécesseur Donald Trump avait réduit la présence militaire américaine à seulement 2.500 hommes en Irak.
L'EI s'était emparé de larges pans des territoires syrien et irakien à partir de 2014. Malgré sa mise en déroute en Syrie en mars 2019 et la chute de son califat auto-proclamé, l'EI continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie et en Irak.
dla/pid/at
Action, Zeeman, Normal... Ces discounters venus du Nord #
Alors que les allemands Lidl et Aldi veulent se départir de leur image de 'hard discounter', d'autres enseignes originaires de pays plus au nord de l'Europe, continuent à faire le pari du petit prix, notamment sur les produits non alimentaires comme Action, Zeeman ou Normal.
Les acteurs français du discount, comme GiFi (1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires au 30 septembre 2020 pour 555 magasins en France et Suisse), Stokomani (environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires pour une grosse centaine de magasins), Noz (315 magasins), La Foir'Fouille (240 magasins)... Sont confrontés à la concurrence croissante de "discounters" attirés par le marché français.
Le discounter néerlandais Action, spécialisé en produits non alimentaires, est présent en France depuis 2012, et y revendiquait fin mars déjà "plus de 560 magasins", et 13.000 salariés. Il a ralenti la cadence des ouvertures de magasins (environ 90 magasins par an en 2018 puis 2019) en 2020, mais "va tout faire pour rattraper" en 2021.
"La France est aujourd'hui le premier marché d'Action", assure l'entreprise, qui possède plus de 1.700 magasins dans huit pays européens (Pays-Bas, France, Belgique, Luxembourg, Allemagne, République tchèque, Pologne, Autriche) et a réalisé en 2019 un peu plus de 5 milliards de chiffre d'affaires, dont 1,9 milliard en France.
Son modèle: 6.000 références dans 14 catégories telles que la décoration, le bricolage, le multimédia ou le sport, "au prix le plus bas du marché pour une bonne qualité de produit", avec un renouvellement constant de l'assortiment.
Zeeman, enseigne au fond jaune et visage de matelot (la signification de Zeeman en néerlandais) fondée en 1967, est spécialisée dans le textile dans quatre catégories majeures: vêtements pour bébé et enfant, chaussettes et collants, linge de maison, sous vêtements et vêtements de nuit.
L'entreprise, qui vend "également des vêtements homme et femme et des articles non textiles, par exemple des produits alimentaires et des produits ménagers", est aussi présente en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Luxembourg. Elle comptait un peu moins de 1.300 magasins à fin 2019 dont près de 300 en France, et a réalisé cette année-là 768,6 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Le spécialiste britannique des produits d'équipement de maison et de la personne "à prix discount" avait racheté en octobre 2018 les magasins Babou, généralement plus grands que ceux opérés jusque là par B&M.
L'entreprise anglaise, qui possède plus de 1.100 magasins au Royaume-Uni et en France, dont une centaine dans l'hexagone (une majorité est encore sous enseigne Babou) "a pour ambition de bousculer la partie non alimentaire proposée par les hypermarchés français".
B&M propose également des produits alimentaires, "au tarif promotionnel de la grande distribution", et a réalisé 3,8 milliards de livres (4,4 milliards d'euros) de chiffre d'affaires sur l'exercice décalé 2019/2020, en forte progression par rapport à l'exercice précédent (+16,5%).
L'enseigne d'origine danoise est plus jeune (créée en 2013) et plus petite, revendiquant un peu plus de 250 magasins dans six pays européens, notamment scandinaves (Danemark, Norvège, Suède, Pays-Bas, Finlande, France). Arrivée en France mi-2019, elle y a ouvert son 25e magasin boulevard Rochechouart, à Paris, selon un décompte du média spécialisé LSA.
Ayant réalisé sur l'exercice 2018-19 un chiffre d'affaires d'environ 250 millions d'euros, l'entreprise vend des produits y compris de grandes marques, "aux prix les plus bas de France", "grâce à un approvisionnement auprès de fournisseurs répartis dans toute l'Union européenne". Elle revendique environ 3.000 références.
cda/aue/oaa
Génocide des Tutsi au Rwanda: "J'ai dit attention on va au massacre!" (Galinié) #
Attaché de défense au Rwanda de 1988 à 1991, le colonel français René Galinié a régulièrement averti sa hiérarchie du risque de massacres à grande échelle. Dans un entretien à l'AFP, il regrette de ne jamais avoir été écouté.
"C'est une faute contre l'honneur de prétendre aujourd'hui qu'il était impossible d'envisager des massacres. C'est plus qu'indigne", assène l'ancien colonel, 81 ans, dont le nom est régulièrement cité tout au long du rapport Duclert qui dénonce "les responsabilités accablantes" de la France au Rwanda.
Dans ce rapport d'historiens remis vendredi à Emmanuel Macron, il est présenté comme l'un des principaux lanceurs d'alerte puisque dès octobre 1990, il met en garde les autorités dans un télégramme diplomatique sur le risque d'élimination physique de "500.000 à 700.000" Tutsi du Rwanda. Entre avril et juillet 1994, le génocide a fait quelques 800.000 morts, selon l'Onu, majoritairement Tutsi.
Au téléphone, d'une voix claire, René Galinié, fin connaisseur du continent africain, se souvient très bien de son arrivée au Rwanda, en août 1988, dans "un autre monde".
Principal interlocuteur français sur place du président hutu Juvénal Habyarimana qui le "tutoie" et de son état-major, il sillonne le pays à la rencontre des missionnaires catholiques et des Français installés de longue date au Rwanda.
Il comprend vite que la grille de lecture habituelle de la France en Afrique n'est "pas la bonne".
"L'élimination physique individuelle, collective et l'assassinat de masse est le seul moyen possible admis par les dirigeants hutu comme tutsi et la population pour la conquête et le maintien du pouvoir", explique t-il.
Convaincu que le président hutu est influencé par une partie radicale de son entourage qui n'hésitera pas à appliquer ces préceptes, il écrit régulièrement sur la "spécificité rwandaise", et la nécessité de ne pas lire ce pays avec la "grille que l'on pose sur le Tchad, la Côte d'Ivoire ou le Sénégal".
"Tous les jours, j'ai fait un compte rendu de situation militaire et politique et au moins une fois par semaine j'ai dit +attention on va au massacre+!", déplore t-il.
"On a continué bêtement à appliquer la mauvaise grille pour soutenir toujours les futurs génocidaires", ajoute t-il depuis son mas près de Perpignan où il vit désormais.
La politique de la France au Rwanda, guidée par la volonté personnelle de François Mitterrand et de son état-major particulier selon le rapport Duclert, ne va pas bouger.
Au contraire, en 1991, un détachement d'aide et d'instruction (DAMI) est déployé au Rwanda pour permettre à des militaires français de former leurs homologues rwandais.
"Ce DAMI je n'en voulais pas. Plutôt que de former une armée qui va être à la solde des futurs extrémistes, je dis qu'il fallait exiger certains changements, à commencer par les têtes du commandement du régime", des Hutu radicaux, explique t-il.
S'il se résout à l'installation temporaire de ce dispositif, pour trois mois pense t-il et sous son commandement, il s'aperçoit rapidement qu'il n'a pas la main dessus.
"Après trois mois, le dispositif a doublé d'effectifs et il est commandé directement depuis Paris en passant au-dessus de ma tête", se remémore M. Galinié.
La goutte d'eau de trop pour un homme qui se sent "totalement isolé".
"Je m'en vais en juillet 1991 quand je m'aperçois que je ne suis pas entendu et que je ne veux pas, par honneur personnel, cautionner la catastrophe vers laquelle nous allons", raconte t-il, expliquant qu'il est parti "avec toutes (ses) archives".
"Quand je m'aperçois au fil des mois que je ne pourrai plus appliquer l'esprit de ma mission et que je serai contraint à l'indiscipline si je restais en place, je refuse l'indiscipline pour des questions d'honneur militaire et je rentre à la maison", poursuit-il.
Il quittera l'armée quelques années après, "en désaccord profond avec ses orientations" et "profondément marqué par l'affaire du Rwanda".
Contrairement au rapport Duclert qui épingle nommément Mitterrand, René Galinié qui se dit "profondément légitimiste" refuse toutefois de critiquer le chef de l'Etat.
Il se contente de rappeler sa connaissance, acquise lors de précédentes affectations, des méthodes de son entourage, comme la cellule de l'Elysée.
"Ayant pratiqué et subi cette inféodation au Président, bien caractérisée par la cellule de l'Elysée, je peux comprendre de telles attitudes de l'état-major particulier", au Rwanda, lâche l'octogénaire.
"Un jour, au Rwanda, un camarade m'a appelé sur une cabine téléphonique. Il m'a dit +Ecoute René, tu indisposes tout le monde, tu fous ta carrière en l'air+. D'ailleurs c'était vrai...".
pid/cf/fz/sba
Carnets de profs: les vacances, miroir des inégalités #
Intercalées en principe toutes les six semaines dans le calendrier scolaire, les vacances, qui doivent consacrer un temps de repos et d'ouverture, constituent en fait un miroir des inégalités entre élèves, racontent des professeurs à l'AFP.
Pour leurs quatorzièmes "carnets de profs", ces trois correspondants réguliers de l'AFP, enseignants en collège public REP+ ou en zone rurale, soulignent également que le dispositif des "vacances apprenantes", qui prolonge l'ouverture des établissements et offre des séjours en colonies de vacances, devrait être élargi.
Camille, 39 ans, professeure d'histoire-géographie dans un collège classé REP+ d'une petite ville des Yvelines:
"Pendant les vacances, mes élèves restent soit dans leur cité, soit ils partent au +bled+. Le coût des billets étant élevé, il est rare qu'ils puissent y aller tous les ans. Je ne suis pas sûre qu'ils découvrent beaucoup le pays dans lequel ils vont lorsqu'ils rentrent voir leurs familles. Leurs horizons ne sont donc pas très larges.
Visiter un musée, aller au bord de la mer, faire du piano... Toutes ces activités non scolaires sont également très éducatives et permettent une ouverture sur le monde. Mes élèves n'y ont accès que par le biais de l'école.
Mon collège ouvre une semaine sur les vacances de février et de printemps. Le matin est consacré au soutien scolaire et des activités sportives ou manuelles et des sorties à la piscine par exemple sont organisées. Je pense qu'il faudrait élargir ce genre de mesures."
Céline, professeure d'histoire-géographie dans un collège classé REP+ d'une ville moyenne du Haut-Rhin:
"Certains vont voir leur famille dans les pays d'origine des parents. Pas tous, mais ce n'est pas rare. Cela leur permet de se mettre à un certain niveau de langue, ils sont en immersion dans une autre langue, même si ce n'est pas forcément une langue scolaire. Ils ne vont pas améliorer leur moyenne en allemand parce qu'ils sont allés passer l'été en Turquie.
Les vacances creusent-elles les inégalités entre élèves? Celui qui pendant les vacances retourne dans le pays d'origine de sa famille ou s'inscrit dans un centre aéré c'est très bien, il y a une ouverture culturelle, sportive. C'est positif. Mais il y en a qui ne font rien de l'été, c'est compliqué.
Le dispositif vacances apprenantes? Les activités proposées dépendent vraiment des profs qui s'inscrivent. C'est intéressant pour le français et les maths, mais ma matière se prête moins à ça."
Philippe, 54 ans, enseigne l'histoire-géographie dans un village du Puy-de-Dôme:
"Je ne crois pas qu'il y ait un calendrier idéal, d'autant plus que d'autres intérêts viennent s'en mêler, particulièrement l'économie du tourisme. Dans l'année, j'apprécie assez le rythme de sept semaines travaillées suivies de deux semaines de congés.
Je consacre une partie de mes vacances, principalement les intermédiaires, à mon métier aussi bien pour préparer/modifier des séances de cours que pour corriger des évaluations.
Sans vouloir faire parler mes élèves de leurs vacances, je me rends compte de ceux qui ont des occupations plus enrichissantes, plus variées par rapport à ceux qui vont être davantage dans une routine. Par conséquent, les vacances marquent les inégalités sociales et économiques entre mes élèves.
Le dispositif vacances apprenantes? Je ne pense pas que cela puisse être étendu car les enseignants, moi y compris, tiennent à leurs vacances jusqu'à la réunion de pré-rentrée. Ce dispositif à petite échelle est probablement utile pour une remise en route progressive des apprentissages quand la coupure estivale marque une vraie rupture."
clw-bdx-cca/pga/or
Carnets de profs: les vacances, miroir des inégalités #
Intercalées en principe toutes les six semaines dans le calendrier scolaire, les vacances, qui doivent consacrer un temps de repos et d'ouverture, constituent en fait un miroir des inégalités entre élèves, racontent des professeurs à l'AFP.
Pour leurs quatorzièmes "carnets de profs", ces trois correspondants réguliers de l'AFP, enseignants en collège public REP+ ou en zone rurale, soulignent également que le dispositif des "vacances apprenantes", qui prolonge l'ouverture des établissements et offre des séjours en colonies de vacances, devrait être élargi.
Camille, 39 ans, professeure d'histoire-géographie dans un collège classé REP+ d'une petite ville des Yvelines:
"Pendant les vacances, mes élèves restent soit dans leur cité, soit ils partent au +bled+. Le coût des billets étant élevé, il est rare qu'ils puissent y aller tous les ans. Je ne suis pas sûre qu'ils découvrent beaucoup le pays dans lequel ils vont lorsqu'ils rentrent voir leurs familles. Leurs horizons ne sont donc pas très larges.
Visiter un musée, aller au bord de la mer, faire du piano... Toutes ces activités non scolaires sont également très éducatives et permettent une ouverture sur le monde. Mes élèves n'y ont accès que par le biais de l'école.
Mon collège ouvre une semaine sur les vacances de février et de printemps. Le matin est consacré au soutien scolaire et des activités sportives ou manuelles et des sorties à la piscine par exemple sont organisées. Je pense qu'il faudrait élargir ce genre de mesures."
Céline, professeure d'histoire-géographie dans un collège classé REP+ d'une ville moyenne du Haut-Rhin:
"Certains vont voir leur famille dans les pays d'origine des parents. Pas tous, mais ce n'est pas rare. Cela leur permet de se mettre à un certain niveau de langue, ils sont en immersion dans une autre langue, même si ce n'est pas forcément une langue scolaire. Ils ne vont pas améliorer leur moyenne en allemand parce qu'ils sont allés passer l'été en Turquie.
Les vacances creusent-elles les inégalités entre élèves? Celui qui pendant les vacances retourne dans le pays d'origine de sa famille ou s'inscrit dans un centre aéré c'est très bien, il y a une ouverture culturelle, sportive. C'est positif. Mais il y en a qui ne font rien de l'été, c'est compliqué.
Le dispositif vacances apprenantes? Les activités proposées dépendent vraiment des profs qui s'inscrivent. C'est intéressant pour le français et les maths, mais ma matière se prête moins à ça."
Philippe, 54 ans, enseigne l'histoire-géographie dans un village du Puy-de-Dôme:
"Je ne crois pas qu'il y ait un calendrier idéal, d'autant plus que d'autres intérêts viennent s'en mêler, particulièrement l'économie du tourisme. Dans l'année, j'apprécie assez le rythme de sept semaines travaillées suivies de deux semaines de congés.
Je consacre une partie de mes vacances, principalement les intermédiaires, à mon métier aussi bien pour préparer/modifier des séances de cours que pour corriger des évaluations.
Sans vouloir faire parler mes élèves de leurs vacances, je me rends compte de ceux qui ont des occupations plus enrichissantes, plus variées par rapport à ceux qui vont être davantage dans une routine. Par conséquent, les vacances marquent les inégalités sociales et économiques entre mes élèves.
Le dispositif vacances apprenantes? Je ne pense pas que cela puisse être étendu car les enseignants, moi y compris, tiennent à leurs vacances jusqu'à la réunion de pré-rentrée. Ce dispositif à petite échelle est probablement utile pour une remise en route progressive des apprentissages quand la coupure estivale marque une vraie rupture."
clw-bdx-cca/pga/or
Procès Guérini: plus de 14,6 millions d'euros réclamés par les parties civiles #
Les treize parties civiles du procès des frères Guérini ont réclamé mardi devant le tribunal correctionnel de Marseille plus de 14,6 millions d'euros de dommages et intérêts ou de préjudice moral aux onze prévenus jugés notamment pour leur participation au trucage de marchés publics.
"Pour nous, c'est une question de principe. Il faut restaurer l'image de marque de la démocratie dans notre région, dire aux citoyens que la corruption n'est pas une fatalité, que de tels faits doivent être sanctionnés", a expliqué à la barre l'ancien juge financier Jean-Pierre Zanoto, administrateur de l'association "Transparency International" partie civile au procès.
L'ancien président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini est jugé depuis le 15 mars devant le tribunal correctionnel avec son frère Alexandre, entrepreneur dans la gestion des déchets, aux côtés de neuf autres prévenus -élus, fonctionnaires territoriaux, dirigeants de sociétés- et la société SMA Environnement d'Alexandre Guérini.
Pas moins de dix dossiers dont Alexandre Guérini est le personnage central, sont examinés par le tribunal, son frère Jean-Noël n'étant lui poursuivi que pour une seule affaire. La justice lui reproche d'avoir préempté puis revendu un terrain appartenant à la famille Semaire pour aider Alexandre qui en avait besoin pour agrandir une décharge et honorer un contrat passé avec une communauté d'agglomération.
Treize parties civiles se sont constituées au procès.
Parmi elles, le Conseil général des Bouches-du-Rhône a réclamé 30.000 euros de dommages et intérêts à Jean-Noël Guérini, à son frère Alexandre et à la société de ce dernier la SMAE. Il demande en outre 5.000 euros à l'ancien chef de cabinet du président du Conseil général, Remy Bargès, accusé de destruction de preuves.
La métropole Aix-Marseille-Provence représentant trois parties civiles, a demandé 9,2 millions d'euros à Alexandre Guérini, à la SMAE, à Philippe Rapezzi, dirigeant de droit de cette société, et à Alain Belviso, l'ancien président de l'agglomération du pays d'Aubagne, qui aurait à s'acquitter à lui seul, de 5% de cette somme (460.000 euros).
Quatre membres de la famille de l'ancien propriétaire du terrain Semaire ont réclamé 270.000 euros, pour compenser la perte d'un loyer après la préemption de leur terrain, et 40.000 euros de préjudice moral, pour les pressions subies pour les obliger à vendre, à Jean-Noël et Alexandre Guérini et la SMAE.
Une autre société, Somedis, vendue à une filiale de Véolia dans des conditions litigieuses avec l'intervention d'Alexandre Guérini, a réclamé 119.000 euros, Transparency 60.000 euros, Anticor 120.000 euros et deux sociétés lésées par des appels d'offres truqués, ISF environnement et Coved, 5 millions d'euros.
Les réquisitions sont attendues mercredi.
pr/est/dch/caz
Un octogénaire tue sa femme et tente de se suicider #
Un homme de 80 ans a tenté de se suicider mardi à Saint-Etienne, après avoir annoncé à la police qu'il venait de tuer son épouse, a-t-on appris auprès du parquet.
L'octogénaire a appelé la police pour annoncer qu'il avait tué sa femme et qu'il s'apprêtait à mettre fin à ses jours.
À l'arrivée à son domicile, "les policiers ont également découvert le corps du mari qui venait de se tirer une balle dans la tête", a déclaré à l'AFP le procureur de la République David Charmatz.
"L'homme, qui est dans un état très critique, avait laissé un mot expliquant son geste par l'angoisse liée à la fin de vie", a-t-il ajouté.
"Une autopsie sera pratiquée pour connaître la cause du décès de son épouse qui elle n'a pas été tuée par arme à feu", a précisé le magistrat, ajoutant que le couple vivant à son domicile n'était pas grabataire.
Selon le quotidien régional Le Progrès, l'épouse serait morte étouffée et le mari serait atteint d'une maladie incurable.
En 2020, 90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, un chiffre au plus bas depuis la mise en place de statistiques il y a 15 ans.
DM/ppy/or
Incendie à la brasserie La Rotonde : un comédien et "gilet jaune" renvoyé en procès #
Un comédien et "gilet jaune" soupçonné d'avoir incendié en janvier 2020 La Rotonde, une brasserie parisienne prisée notamment d'Emmanuel Macron, sera jugé pour "dégradations volontaires par moyen dangereux pour les personnes", a appris l'AFP mardi de source judiciaire.
Cet homme, également soupçonné d'être impliqué dans une tentative d'incendie à l'extérieur du même établissement début janvier 2020, avait été mis en examen le 1er février de la même année.
Il avait été placé un temps en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.
Le magistrat chargé du dossier a décidé dans une ordonnance signée le 11 mars de renvoyer cet homme devant le tribunal correctionnel de Paris.
Raphaël Kempf, avocat de celui qui a été présenté par plusieurs médias comme Valentin B., comédien originaire du Sud-Ouest et "gilet jaune" âgé d'une trentaine d'années, n'a pas souhaité commenter.
"Vous qui condamnez la main qui jette l'allumette, drapés que vous êtes dans votre petite morale bon marché, ignorants que vous êtes de l'histoire des luttes et des révolutions (...), vous restez muets, et aveugles - et lâches ! - devant la misère, la violence sociale et la répression sanglante que votre monde inflige", avait dénoncé l'homme depuis sa détention provisoire selon une lettre diffusée en février 2020 par le site lundimatin.
Une enquête avait été ouverte à Paris après un départ de feu, dans la nuit du 18 janvier 2020, sur la terrasse fermée de cette brasserie du quartier Montparnasse, dans le VIe arrondissement de la capitale.
L'incendie avait été rapidement circonscrit et n'avait pas fait de victimes.
A l'époque, un des co-gérants de l'établissement avait raconté que des intrus avaient "cassé une vitre de la terrasse au rez-de-chaussée" puis avaient mis le feu.
"Les faits reprochés au prévenu sont gravissimes, à la fois par l'ampleur des dommages causés, mais aussi car des personnes du restaurant auraient très bien pu se trouver dans les lieux", a réagi auprès de l'AFP Me Antoine Vey, avocat de l'établissement.
"Rien ne peut cautionner de détruire ainsi le travail des autres et de mettre leur vie en danger", a-t-il estimé.
Entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2017, Emmanuel Macron avait organisé un dîner dans cette brasserie où il avait ses habitudes, avec ses soutiens et amis pour fêter sa qualification au second tour face à Marine Le Pen. Ce dîner lui avait valu une volée de critiques.
gd/mk/mep/caz
France: Raffarin, Villepin et Barnier viendront témoigner au procès du bombardement de Bouaké #
Les anciens ministres Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Michel Barnier viendront témoigner au procès du bombardement qui a tué neuf soldats français en 2004 à Bouaké (Côte d'Ivoire), a annoncé mardi la justice française.
Parmi les anciens ministre cités comme témoins, seule la ministre de la Défense de l'époque Michèle Alliot-Marie a indiqué qu'elle ne viendrait pas, estimant avoir tout dit sur cette affaire en témoignant devant une juge d'instruction en 2010.
Le procès s'est ouvert lundi à Paris, en l'absence des trois accusés biélorusse et ivoiriens mais avec des familles de victimes qui espèrent avoir "enfin des réponses" dans cette affaire toujours obscure, notamment de la part des ministres de l'époque.
Les audiences doivent se succéder pendant trois semaines, jusqu'au 16 avril. M. Barnier, à l'époque ministre des Affaires étrangères, y est attendu le 12 avril et MM. Raffarin (Premier ministre) et Villepin (Intérieur) le 13.
Le 6 novembre 2004, deux chasseurs de l'armée loyaliste ivoirienne, qui tentait de reprendre le contrôle du nord du pays aux rebelles, ont bombardé à Bouaké un camp militaire des forces de paix françaises chargées de faire tampon entre les deux camps. Cette attaque surprise a tué 9 soldats français et un civil américain, et fait une quarantaine de blessés.
L'enquête n'est pas parvenue à déterminer qui a donné l'ordre de bombarder les Français et pourquoi.
Les ministres et l'état-major français ont toujours privilégié l'hypothèse d'une "bavure" ivoirienne.
Mais certains tergiversations et déclarations contradictoires de ministres français de l'époque ont semé le doute chez des familles de victimes, au point que certains de leurs avocats voient le bombardement comme le fruit d'une "manipulation politique française" qui aurait mal tourné.
Les enquêteurs ont examiné le rôle à l'époque de Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier, et une juge d'instruction a demandé en vain leur renvoi devant la Cour de Justice de la République (CJR), seule institution française habilitée à juger des anciens ministres.
emd/mep/or/thm
Procès Guérini: plus de 14,6 millions d'euros réclamés par les parties civiles #
Les treize parties civiles du procès des frères Guérini ont réclamé mardi devant le tribunal correctionnel de Marseille plus de 14,6 millions d'euros de dommages et intérêts ou de préjudice moral aux onze prévenus jugés notamment pour leur participation au trucage de marchés publics.
"Pour nous, c'est une question de principe. Il faut restaurer l'image de marque de la démocratie dans notre région, dire aux citoyens que la corruption n'est pas une fatalité, que de tels faits doivent être sanctionnés", a expliqué à la barre l'ancien juge financier Jean-Pierre Zanoto, administrateur de l'association "Transparency International" partie civile au procès.
L'ancien président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini est jugé depuis le 15 juin devant le tribunal correctionnel avec son frère Alexandre, entrepreneur dans la gestion des déchets, aux côtés de neuf autres prévenus -élus, fonctionnaires territoriaux, dirigeants de sociétés- et la société SMA Environnement d'Alexandre Guérini.
Pas moins de dix dossiers dont Alexandre Guérini est le personnage central, sont examinés par le tribunal, son frère Jean-Noël n'étant lui poursuivi que pour une seule affaire. La justice lui reproche d'avoir préempté puis revendu un terrain appartenant à la famille Semaire pour aider Alexandre qui en avait besoin pour agrandir une décharge et honorer un contrat passé avec une communauté d'agglomération.
Treize parties civiles se sont constituées au procès.
Parmi elles, le Conseil général des Bouches-du-Rhône a réclamé 30.000 euros de dommages et intérêts à Jean-Noël Guérini, à son frère Alexandre et à la société de ce dernier la SMAE. Il demande en outre 5.000 euros à l'ancien chef de cabinet du président du Conseil général, Remy Bargès, accusé de destruction de preuves.
La métropole Aix-Marseille-Provence représentant trois parties civiles, a demandé 9,2 millions d'euros à Alexandre Guérini, à la SMAE, à Philippe Rapezzi, dirigeant de droit de cette société, et à Alain Belviso, l'ancien président de l'agglomération du pays d'Aubagne, qui aurait à s'acquitter à lui seul, de 5% de cette somme (460.000 euros).
Quatre membres de la famille de l'ancien propriétaire du terrain Semaire ont réclamé 270.000 euros, pour compenser la perte d'un loyer après la préemption de leur terrain, et 40.000 euros de préjudice moral, pour les pressions subies pour les obligés à vendre, à Jean-Noël et Alexandre Guérini et la SMAE.
Une autre société, Somedis, vendue à une filiale de Véolia dans des conditions litigieuses avec l'intervention d'Alexandre Guérini, a réclamé 119.000 euros, Transparency 60.000 euros, Anticor 120.000 euros et deux sociétés lésées par des appels d'offres truqués, ISF environnement et Coved, 5 millions d'euros.
Les réquisitions sont attendues mercredi.
pr/est/dch
Rennes: 17 personnes en garde à vue pour trafic de stupéfiants #
Seize hommes et une femme ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte pour trafic de stupéfiants et traite d'être humains, a annoncé mardi le parquet de Rennes.
Une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet 2019 par le procureur de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes "pour des faits de trafic de produits stupéfiants, importation en bande organisée de produits stupéfiants, traite des êtres humains en bande organisée et association de malfaiteurs", indique le parquet dans un communiqué.
Les premiers éléments de l'enquête ont confirmé "l'existence d'un réseau organisé de trafic de stupéfiants orchestré par des ressortissants albanais implantés sur le territoire national, en lien avec des réseaux locaux, notamment en Ille-et-Vilaine et dans la région niçoise". Une information judiciaire a été ouverte le 30 septembre 2019.
Au total, dix-sept membres présumés "de cette organisation criminelle, comprenant seize hommes et une femme, âgés de 19 ans à 57 ans, ont été interpellés les 29 et 30 mars en Ille-et-Vilaine et dans les Alpes-Maritimes par la section de recherche de la gendarmerie de Rennes avec l'appui de l'antenne GIGN de Nantes", indique le parquet.
"Des produits stupéfiants, des produits de coupe, du numéraire et quatre armes de poing avec leurs munitions" ont été retrouvés lors des différentes perquisitions.
hdu/caz
Quatre hommes interpellés en Isère après l'attaque d'un camion chargé de cigarettes #
Quatre hommes suspectés d'avoir attaqué et incendié mardi matin à Vienne (Isère) un camion livrant des cigarettes ont été interpellés à Lyon, a-t-on appris auprès du parquet.
Les malfrats, dont l'âge n'a pas été précisé, ont été interpellés mardi après-midi par la brigade de recherches et d'intervention (BRI) dans le 8e arrondissement de Lyon, a précisé Audrey Quey, procureure de la République à Vienne.
Le quatuor est suspecté d'avoir agi aux environs de 07H00 à Etressin, un quartier situé au nord de la ville, en bordure de l'autoroute A7, alors que le camion de 12 tonnes et ses deux livreurs étaient stationnés devant un bureau de tabac, en attente de livraison.
Les deux hommes ont été contraints par les malfrats à déplacer leur véhicule près d'un utilitaire stationné dans une impasse, dans lequel ces derniers ont ensuite transféré son contenu, avant d'incendier le camion.
"Aucune des victimes n'a été blessée", souligne Audrey Quey.
La police judiciaire de Lyon a été saisie de l'affaire. Selon le quotidien régional Le Dauphiné Libéré, qui a révélé l'information, le semi-remorque contenait un chargement estimé à 400.000 euros.
bp/ppy/mpm
Virée nocturne sans permis de conduire pour le fils... du commissaire #
Le fils d'un commissaire de Clermont-Ferrand, âgé de 18 ans, a été identifié sur des vidéos au volant de la voiture de fonction de son père, roulant à vive allure et sans permis de conduire, selon le parquet.
Le jeune homme, qui avait emprunté le véhicule du numéro 2 de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Puy-de-Dôme, était "en grand excès de vitesse, puisqu'il roulait à 120 kilomètres/heure" sur une portion limitée à 50 km/h, précise mardi le procureur de Clermont-Ferrand Éric Maillaud, confirmant une information du quotidien régional La Montagne.
La police nationale a précisé à l'AFP avoir déposé plainte pour "vol" de ce véhicule qui appartient à l'administration.
Une enquête a été ouverte notamment pour "conduite sans permis". Identifié sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le jeune homme devrait être placé en garde à vue dans les jours qui viennent.
Deux vidéos montrent le conducteur, vêtu d'un pull rouge, roulant à vive allure de nuit, toutes sirènes hurlantes, filmé avec un téléphone portable par un passager du véhicule.
Sur l'une d'elles, un commentaire apparaît au moment où le véhicule franchit un ralentisseur dans une zone limitée à 30 km/h: "quand tu prends un dos d'âne à 120, ça donne ça". "Il est complètement fou!", lance alors le passager.
Une autre vidéo montre le même conducteur dans le même véhicule, circulant très vite de nuit dans les rues de la ville et grillant plusieurs feux rouges. Une voix imite alors un policier: "On a une information sur un individu qui se dirige vers Saint-Jacques (un quartier de Clermont-Ferrand), envoyez une équipe de renfort..."
"La question se pose de savoir comment il a pu récupérer la voiture" stationnée dans le parking du commissariat, alors que son père était en vacances, a souligné M. Maillaud.
Une expertise psychologique doit être réalisée car le jeune homme était déjà poursuivi pour des faits similaires.
Le 13 décembre, des policiers l'avaient repéré après un dépassement dangereux mais il avait pris la fuite. Interpellé après une course-poursuite, il avait brandi la carte professionnelle de son père.
Il doit comparaître le 6 avril devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour "conduite d'un véhicule sans permis", "mise en danger de la vie d'autrui", "usurpation de titre" et "refus d'obtempérer".
"Toute la lumière devra être faite sur ces faits graves et intolérables qui entachent l'image de la Police nationale", a déclaré le directeur de la DDSP, Arnaud Bavois, à La Montagne.
cca-sm/fga/nm
Conditions indignes en prison: le Parlement vote une voie de recours #
Pouvoir contester ses conditions de détention quand elles sont jugées indignes: le Parlement a définitivement adopté mardi, via un ultime vote unanime de l'Assemblée nationale, une proposition de loi ouvrant une possibilité de recours pour les détenus.
Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a salué "une avancée historique" même si cette proposition de loi "ne résoudra à elle seule la question de la surpopulation carcérale".
En première lecture début mars devant le Sénat, il avait indiqué que 849 détenus étaient "aujourd'hui contraints de dormir sur des matelas posés à même le sol".
La proposition de loi du président de la commission des Lois du Sénat François-Noël Buffet (LR), qui a fait l'objet d'un accord express entre députés et sénateurs, prévoit dans quelles conditions et selon quelles modalités un détenu peut saisir le juge judiciaire lorsqu'il estime subir des conditions indignes de détention, afin qu'il y soit mis fin.
La personne en détention provisoire pourra saisir le juge des libertés et de la détention (JLD), celle condamnée qui exécute sa peine le juge de l'application des peines (JAP).
C'est seulement si le problème n'est pas résolu par l'administration pénitentiaire dans le délai imparti - dix jours à un mois - que le juge pourra ordonner le transfèrement de la personne détenue, ou sa mise en liberté si elle est placée en détention provisoire, ou encore un aménagement de peine sous conditions si elle est définitivement condamnée.
Plusieurs députés d'opposition ont dit leurs doutes sur le fait que le recours soit bien "effectif", notamment du fait de son formalisme qui risque de décourager des détenus.
L'insoumis Ugo Bernalicis a indiqué voter pour, mais "sans enthousiasme": en nombre de personnes en détention, "d'ici quatre mois on va revenir au niveau d'avant Covid alors que le Covid n'est pas terminé".
L'Observatoire international des prisons (OIP) a déploré dans un communiqué une "loi en demi-teinte", car selon l'association, le mécanisme mis en place "repose essentiellement" sur "le transfert du détenu vers un autre établissement pénitentiaire", ce qui peut être redouté quand la famille est proche par exemple.
De plus, le dispositif "donne un rôle beaucoup trop important à l'administration pénitentiaire, à la fois juge et partie", relève l'OIP.
Le Conseil constitutionnel avait censuré le 2 octobre 2020 un article du code de procédure pénale qui freinait les recours de personnes placées en détention provisoire dans des conditions dégradantes. Il avait exigé qu'une nouvelle loi soit votée avant le 1er mars 2021, échéance qui a donc été dépassée.
Cette décision faisait suite à un arrêt du 30 janvier 2020 de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) condamnant la France et à un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation.
Le gouvernement avait tenté de résoudre la question en décembre par un amendement à un autre texte, retoqué comme cavalier législatif, avant que François-Noël Buffet ne reprenne la main.
reb/ib/vk
La Cour de cassation annule la condamnation d'un militant pro-migrants #
Un militant engagé auprès des migrants à Calais, condamné pour avoir publié sur Twitter une photo de policiers en intervention avec un message ironique, a vu sa condamnation être cassée et annulée mardi par la Cour de cassation.
Dans son arrêt, la Cour de cassation, qui examine la conformité aux règles de droit et non le fond des décisions, a estimé que la cour d'appel de Douai n'avait pas tenu compte de la prescription des faits reprochés à Loan Torondel.
"L'action publique et l'action civile résultant des infractions prévues par (la loi sur la liberté de la presse) se prescrivent après trois mois révolus, à compter du jour où elles auront été commises ou du jour du dernier acte d'instruction", a rappelé la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire.
"La prescription n'a été interrompue que par la citation qui a été délivrée à M. Torondel le 7 mai 2018, plus de trois mois à compter de la commission des faits. L'action publique et l'action civile apparaissent donc prescrites", a-t-elle ajouté dans son arrêt.
La Cour a estimé en conséquence qu'il n'y avait pas lieu à renvoi de M. Torondel devant une autre cour d'appel.
Le 1er janvier 2018 à Calais, Loan Torondel, alors coordinateur de l'association l'Auberge des migrants, avait publié sur Twitter une photographie de deux policiers se tenant au-dessus d'un homme semblant être un exilé, assis sur un sac de couchage.
La légende suggérait que les agents étaient sur le point de prendre la couverture de l'homme malgré le froid hivernal.
Poursuivi pour diffamation à l'encontre des deux policiers montrés à visage découvert, M. Torondel avait été condamné en première instance, en septembre 2018, à 1.500 euros d'amende avec sursis. Ce qui avait été confirmé en appel en juin 2019.
M. Torondel avait notamment reçu le soutien d'Amnesty International qui avait estimé que cette affaire illustrait "tristement la criminalisation et le harcèlement dont sont aujourd'hui victimes les personnes défendant les droits des migrants et réfugiés dans le nord de la France".
aje/mep/or
Virée nocturne sans permis de conduire pour le fils... du commissaire #
Le fils d'un commissaire de Clermont-Ferrand, âgé de 18 ans, a été identifié sur des vidéos au volant de la voiture de fonction de son père, roulant à vive allure et sans permis de conduire, selon le parquet.
Le jeune homme, qui avait emprunté le véhicule du numéro 2 de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Puy-de-Dôme, était "en grand excès de vitesse, puisqu'il roulait à 120 km/h" sur une portion limitée à 50 km/h, précise mardi le procureur de Clermont-Ferrand Éric Maillaud, confirmant une information du quotidien régional La Montagne.
Une enquête a été ouverte notamment pour "conduite sans permis". Identifié sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le jeune homme devrait être placé en garde à vue dans les jours qui viennent.
Deux vidéos montrent le conducteur, vêtu d'un pull rouge, roulant à vive allure de nuit, toutes sirènes hurlantes, filmé avec un téléphone portable par un passager du véhicule.
Sur l'une d'elles, un commentaire apparaît au moment où le véhicule franchit un ralentisseur dans une zone limitée à 30 km/h: "quand tu prends un dos d'âne à 120, ça donne ça". "Il est complètement fou!", lance alors le passager.
Une autre vidéo montre le même conducteur dans le même véhicule, circulant très vite de nuit dans les rues de la ville et grillant plusieurs feux rouges. Une voix imite alors un policier: "On a une information sur un individu qui se dirige vers Saint-Jacques (un quartier de Clermont-Ferrand), envoyez une équipe de renfort..."
"La question se pose de savoir comment il a pu récupérer la voiture" stationnée dans le parking du commissariat, alors que son père était en vacances, a souligné M. Maillaud.
Une expertise psychologique doit être réalisée car le jeune homme était déjà poursuivi pour des faits similaires.
Le 13 décembre, des policiers l'avaient repéré après un dépassement dangereux mais il avait pris la fuite. Interpellé après une course-poursuite, il avait brandi la carte professionnelle de son père.
Il doit comparaître le 6 avril devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour "conduite d'un véhicule sans permis", "mise en danger de la vie d'autrui", "usurpation de titre" et "refus d'obtempérer".
"Toute la lumière devra être faite sur ces faits graves et intolérables qui entachent l'image de la Police Nationale", a déclaré le directeur de la DDSP, Arnaud Bavois, à La Montagne.
cca/ppy/nm
Conditions indignes en prison: le Parlement vote une voie de recours #
Pouvoir contester ses conditions de détention quand elles sont jugées indignes: le Parlement a définitivement adopté mardi, via un ultime vote unanime de l'Assemblée nationale, une proposition de loi ouvrant une possibilité de recours pour les détenus.
Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a salué "une avancée historique" même si cette proposition de loi "ne résoudra à elle seule la question de la surpopulation carcérale". En première lecture début mars devant le Sénat, il avait indiqué que 849 détenus étaient "aujourd'hui contraints de dormir sur des matelas posés à même le sol".
reb/ib/nm
Procès Bouaké: Raffarin, Villepin et Barnier viendront témoigner #
Les anciens ministres Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Michel Barnier viendront témoigner au procès du bombardement qui a tué neuf soldats français en 2004 à Bouaké (Côte d'Ivoire), a annoncé mardi le président de la cour d'assises.
Parmi les anciens ministre cités comme témoins, seule la ministre de la Défense de l'époque Michèle Alliot-Marie a indiqué qu'elle ne viendrait pas, estimant avoir tout dit sur cette affaire en témoignant devant une juge d'instruction en 2010.
Le procès s'est ouvert lundi à Paris, en l'absence des trois accusés biélorusse et ivoiriens mais avec des familles de victimes qui espèrent avoir "enfin des réponses" dans cette affaire toujours obscure, notamment de la part des ministres de l'époque.
Les audiences doivent se succéder pendant trois semaines, jusqu'au 16 avril. M. Barnier, à l'époque ministre des Affaires étrangères, y est attendu le 12 avril et MM. Raffarin (Premier ministre) et Villepin (Intérieur) le 13.
Le 6 novembre 2004, deux chasseurs de l'armée loyaliste ivoirienne, qui tentait de reprendre le contrôle du nord du pays aux rebelles, ont bombardé à Bouaké un camp militaire des forces de paix françaises chargées de faire tampon entre les deux camps. Cette attaque surprise a tué 9 soldats français et un civil américain, et fait une quarantaine de blessés.
L'enquête n'est pas parvenue à déterminer qui a donné l'ordre de bombarder les Français et pourquoi.
Les ministres et l'état-major français ont toujours privilégié l'hypothèse d'une "bavure" ivoirienne.
Mais certains tergiversations et déclarations contradictoires de ministres français de l'époque ont semé le doute chez des familles de victimes, au point que certains de leurs avocats voient le bombardement comme le fruit d'une "manipulation politique française" qui aurait mal tourné.
Les enquêteurs ont examiné le rôle à l'époque de Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier, et une juge d'instruction a demandé en vain leur renvoi devant la Cour de Justice de la République (CJR), seule habilitée à juger des anciens ministres.
emd/mep/or
Restrictions de déplacement liées au Covid en France: contrôles intensifs avant un week-end de Pâques à "hauts risques" #
Les contrôles des forces de l'ordre seront intensifiés en France "dès jeudi" en amont d'un week-end de Pâques "à hauts risques", pour faire respecter les mesures de restrictions de déplacements liés à la pandémie de Covid-19, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur.
Ces contrôles auront lieu "sur les péages, dans les gares, pour éviter que les Français ne respectent pas la règle des 10 kilomètres (rayon maximum autorisé de déplacement autour du domicile dans les 19 départements les plus touchés,, dont la région de Paris, ndlr), jusqu'à lundi-mardi", a déclaré Gérald Darmanin en marge d'une conférence de presse.
"il s'agit de souligner l'importance lors de ce week-end à hauts risques de ne pas partir de son territoire", a-t-il ajouté.
Depuis le 15 décembre et la fin du deuxième confinement, 5,2 millions de contrôles ont été réalisés et plus de 500.000 verbalisations ont été dressées, selon le ministère de l'Intérieur.
Une très large majorité d'entre elles concerne "les infractions relatives aux déplacements" (480.664), devant le défaut de présentation d'un test PCR, obligatoire pour quitter le territoire (19.525) et la participation à des rassemblements et réunions interdites (14.835).
Un Conseil de défense crucial doit se tenir mercredi autour du président Emmanuel Macron pour faire le point de la pandémie, alors que les autorités affrontent la pression des médecins qui réclament un nouveau tour de vis.
Avec désormais plus de malades du Covid-19 en réanimation qu'au pic de la deuxième vague, la France est à nouveau au pied du mur entre le spectre du tri des malades à l'hôpital et des restrictions sanitaires qui risquent d'aller crescendo.
Le nombre de malades en réanimation s'élève à 4.974, soit désormais plus qu'au pic de la deuxième vague de l'épidémie en automne (4.903), selon les chiffres publiés lundi par l'agence sanitaire Santé publique France.
Au total, en comptant les malades du Covid et les autres, ce sont près de 90% des lits de réanimation du pays qui sont d'ores et déjà occupés.
Et la flambée épidémique - entre 40.000 à 50.000 patients testés positifs chaque jour la semaine dernière - poussée par le variant anglais plus contagieux et plus virulent, n'augure pas d'une baisse immédiate dans les entrées à l'hôpital.
Depuis le début de l'épidémie, il y a plus d'un an, près de 95.000 personnes sont mortes en France du Covid.
alh/pga/mpm/thm
Les soldats français tués à Bouaké "pas morts pour rien", selon des rescapés #
Les neuf soldats français tués par un bombardement ivoirien le 6 novembre 2004 à Bouaké (Côte d'Ivoire) ne sont "pas morts pour rien", ont souligné mardi plusieurs de leurs camarades rescapés, au deuxième jour du procès de cette affaire qui reste entourée de zones d'ombre.
"Qu'on ait les pilotes (auteurs du bombardement) ou pas, qu'ils soient condamnés ou pas, ça ne changera rien aux choses", a déclaré à la barre le capitaine Xavier Boivert, chargé de la logistique sur le camp français bombardé ce jour-là.
La mission de paix française de l'époque en Côte d'Ivoire - éviter un embrasement sanglant entre le sud loyaliste et le nord rebelle - "a peut-être contribué à éviter" plus de drames, a souligné l'ex-officier à l'allure juvénile, aujourd'hui fonctionnaire, dans son costume bleu roi.
"Ça fait partie du métier, et j'en suis très fier, ça avait un sens pour moi. Je ne veux pas que parce qu'on cherche (des coupables), on oublie tout cela", a-t-il martelé. "On a tous vécu un choc terrible", mais ça reste "un fait de guerre".
Avocat de nombreuses parties civiles, Jean Balan l'apostrophe en affirmant que ce bombardement n'était pas une bavure ivoirienne mais une "manipulation" française destinée à renverser le président Laurent Gbagbo qui aurait mal tourné.
Xavier Boivert ne souscrit pas. "Pour moi, ils sont morts au combat. Ce sont au pire des erreurs dans le cadre de la guerre", juge-t-il. Les victimes sont "un drame absolu", mais "on fait notre travail, parfois au sacrifice de nos vies, et certains ont plus de chance que d'autres", conclut le témoin, en estimant que lui-même, rescapé, n'est "pas une victime".
Un peu plus tôt, le lieutenant Thierry Brice, à l'époque chef du camp français de Bouaké, avait également refusé de se considérer comme une "victime", estimant que tout militaire partant "à la guerre" connaît les risques encourus.
"Le bombardement est une tragédie, mais ce n'est pas le premier, et pas le dernier", a expliqué cet officier expérimenté en uniforme d'apparat mastic, képi et gants blancs à la main.
Trois hommes, un mercenaire biélorusse et deux officiers ivoiriens soupçonnés d'être les pilotes auteurs du bombardement sont poursuivis pour assassinat et jugés en absence jusqu'au 16 avril devant la cour d'assises de Paris.
L'enquête n'est pas parvenue à déterminer qui avait donné l'ordre du bombardement et avec quelles complicités.
emd/pa/dch
Incendie à la brasserie La Rotonde : un comédien et "gilet jaune" renvoyé en procès #
Un comédien et "gilet jaune" soupçonné d'avoir incendié en janvier 2020 La Rotonde, une brasserie parisienne prisée notamment d'Emmanuel Macron, sera jugé pour "dégradations volontaires par moyen dangereux pour les personnes", a appris l'AFP mardi de source judiciaire.
Cet homme, également soupçonné d'être impliqué dans une tentative d'incendie à l'extérieur du même établissement début janvier 2020, avait été mis en examen le 1er février de la même année.
Il avait été placé un temps en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.
Le magistrat chargé du dossier a décidé dans une ordonnance signée le 11 mars de renvoyer cet homme devant le tribunal correctionnel de Paris.
Raphaël Kempf, avocat de celui qui a été présenté par plusieurs médias comme Valentin B., comédien originaire du Sud-Ouest et "gilet jaune" âgé d'une trentaine d'années, n'a pas souhaité commenter.
"Vous qui condamnez la main qui jette l'allumette, drapés que vous êtes dans votre petite morale bon marché, ignorants que vous êtes de l'histoire des luttes et des révolutions (...), vous restez muets, et aveugles - et lâches ! - devant la misère, la violence sociale et la répression sanglante que votre monde inflige", avait dénoncé l'homme depuis sa détention provisoire selon une lettre diffusée en février 2020 par le site lundimatin.
Une enquête avait été ouverte à Paris après un départ de feu, dans la nuit du 18 janvier 2020, sur la terrasse fermée de cette brasserie du quartier Montparnasse, dans le VIe arrondissement de la capitale.
L'incendie avait été rapidement circonscrit et n'avait pas fait de victimes.
A l'époque, un des co-gérants de l'établissement avait raconté que des intrus avaient "cassé une vitre de la terrasse au rez-de-chaussée" puis avaient mis le feu.
L'avocat de l'établissement, Me Antoine Vey, n'a pu être joint par l'AFP.
Entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2017, Emmanuel Macron avait organisé un dîner dans cette brasserie où il avait ses habitudes, avec ses soutiens et amis pour fêter sa qualification au second tour face à Marine Le Pen. Ce dîner lui avait valu une volée de critiques.
gd/mk/mep/caz
Seine-Saint-Denis: procès retardé d'une femme jugée pour tentative d'assassinat sur son ex-conjoint #
Le procès d'une femme jugée pour avoir fomenté l'assassinat raté de son ex-conjoint en 2017 s'est brièvement ouvert devant les assises de la Seine-Saint-Denis mardi, avant d'être suspendu pour cause de malaise d'un des coaccusés.
L'audience doit reprendre mercredi.
Elle a dû être suspendue avant l'ouverture des débats car un des sept accusés, un jeune homme qui comparait détenu, a fait un malaise hors de la salle d'audience, nécessitant son transfert à l'hôpital.
La femme au coeur de cette affaire est accusée d'avoir patiemment élaboré un plan pour éliminer son ex-conjoint et père de son fils, dont elle dénonçait "des violences, une emprise" malgré leur séparation depuis plusieurs années.
Dans la soirée du 26 août 2017 à Clichy-sous-Bois, dans un chemin de la forêt de Bondy où ils se promenaient avec leur fils de trois ans, un tireur embusqué avait tiré sur le père de famille, le laissant paraplégique. A l'audience, la victime, allure soignée et crâne rasé, se déplaçait en fauteuil roulant.
Des proches des sphères familiale, amicale et amoureuse de l'instigatrice présumée comparaissent à ses côtés: quatre hommes dont son frère et son père, doivent répondre de complicité de tentative d'assassinat, tandis que sa belle-soeur est renvoyée pour abstention volontaire d'empêcher un crime. Tous étaient clairement informés de son projet criminel, voire l'ont aidé à se concrétiser, en dénichant un homme de main.
Celui-ci, Rudy P., 26 ans au moment des faits, a avoué sa participation, qu'il voyait plutôt comme un geste de bravoure pour sauver une femme "en danger", selon son avocate.
Comme l'accusée principale, il comparait pour tentative d'assassinat et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Le procès doit s'achever le 16 avril.
fan/mep/caz
Nouvelle série de fouilles dans les Ardennes pour retrouver le corps d'Estelle Mouzin #
De nouvelles fouilles sont en cours dans les Ardennes pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin, disparue en 2003, en l'absence du tueur en série Michel Fourniret, ont indiqué mardi deux sources proches du dossier, confirmant une information du Parisien.
Selon le quotidien, ces fouilles ont débuté lundi et se concentrent pour l'instant sur "une zone humide localisée à Issancourt, commune limitrophe de Ville-sur-Lumes", où se trouve une maison ayant appartenu à la soeur de Michel Fourniret.
Le septuagénaire, qui souffre de problèmes de santé, n'a pas été transporté sur les lieux.
Son ex-épouse, Monique Olivier, devrait en revanche être extraite mercredi de sa prison pour être amenée sur place. Cette dernière a accusé Michel Fourniret d'avoir séquestré, violé et tué à Ville-sur-Lumes la fillette, qui avait disparu le 9 janvier 2003 alors qu'elle rentrait de l'école à Guermantes (Seine-et-Marne).
Le tueur en série avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans cette affaire. Il a ensuite été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort".
Plusieurs fouilles ont déjà été entreprises dans la région ces derniers mois, sans donner de résultats.
Lors d'une précédente série de fouilles en octobre où Michel Fourniret était présent, Me Corinne Hermann, qui défend la famille d'Estelle Mouzin au côté de Me Didier Seban, avait salué de "sérieuses avancées", soulignant que la famille attendait "de pouvoir inhumer le corps d'Estelle".
Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, puis à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.
En février 2018, il a avoué avoir tué deux autres jeunes femmes dans l'Yonne: Marie-Angèle Domece, disparue en 1988 à 19 ans et dont le corps n'a jamais été retrouvé, et Joanna Parrish, 20 ans, retrouvée morte deux ans plus tard.
edy/gd/pga/mpm
Saisie d'une tonne de cocaïne sur le port de Rouen #
Une tonne de cocaïne d'une valeur sur le marché illicite de plus de 85 millions d'euros a été découverte jeudi dernier sur le port de Rouen dans un conteneur en provenance d'Amérique du Sud, a annoncé mardi le parquet de Lille.
Ces 1.065 kg de drogue ont été saisis lors du déchargement d'un navire "ayant précédemment fait escale dans plusieurs ports du nord de l'Europe", a précisé la procureure de la République de Lille Carole Etienne dans un communiqué.
La cocaïne se trouvait "au milieu d'un chargement de sacs de produits de traitement de l'eau" dans 933 paquets, a ajouté la magistrate.
La juridiction interrégionale spécialisée de Lille a été saisie, selon le communiqué.
Le 22 mars, la préfecture maritime de l'Atlantique avait annoncé la saisie par la Marine française de plus de six tonnes de cocaïne dans le golfe de Guinée.
clc/db/nm
Un camion chargé de cigarettes attaqué en Isère #
Une enquête a été ouverte mardi après l'attaque suivie de l'incendie d'un camion livrant des cigarettes au nord de Vienne (Isère), a-t-on appris auprès du parquet.
Les malfrats ont agi aux environs de 07H00 à Etressin, un quartier situé en bordure de l'autoroute A7, ont indiqué les pompiers à l'AFP.
La police judiciaire de Lyon a été saisie de l'affaire. Selon le quotidien régional Le Dauphiné Libéré, qui a révélé l'information, le semi-remorque contenait un chargement estimé à 400.000 euros.
bp/ppy/it
Covid: contrôles intensifs "dès jeudi" avant un week-end de Pâques à "hauts risques" #
Les contrôles des policiers et gendarmes seront intensifiés "dès jeudi" en amont d'un week-end de Pâques "à hauts risques" pour faire respecter les mesures sanitaires de lutte contre le Covid-19, a indiqué mardi Gérald Darmanin.
Ces contrôles auront lieu "sur les péages, dans les gares, pour éviter que les Français ne respectent pas la règle des 10 kilomètres (rayon de déplacement autour du domicile sauf motifs impérieux, ndlr), jusqu'à lundi-mardi", a déclaré le ministre de l'Intérieur en marge de sa conférence de presse mensuelle consacrée à l'activité de son ministère.
"Il s'agit de souligner l'importance lors de ce week-end à hauts risques de ne pas partir de son territoire", a ajouté le ministre.
Alors que de nombreux offices religieux vont se tenir, Gérald Darmanin a rappelé que les forces de l'ordre seront aussi mobilisées pour "contrôler les lieux de culte pour lutter contre le terrorisme".
Si 90.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés le week-end dernier, le ministre n'a pas donné de chiffre pour Pâques, "en attendant peut-être des mesures prises par le gouvernement".
Un Conseil de défense se tient mercredi autour d'Emmanuel Macron pour faire le point de la pandémie.
Le week-end dernier, 100.000 contrôles de couvre-feu ont été réalisés en France, donnant lieu à 17.000 verbalisations, selon les chiffres de Beauvau. Les 19 départements concernés par les mesures sanitaires renforcées concentrent 60% de ces contrôles et près de la moitié - 8.000 - des PV.
Depuis le 15 décembre et la fin du deuxième confinement, 5,2 millions de contrôles ont été réalisés et plus de 500.000 verbalisations ont été dressées, selon le ministère de l'Intérieur.
Une très large majorité d'entre elles concerne "les infractions relatives aux déplacements" (480.664), devant le défaut de présentation d'un test PCR, obligatoire pour quitter le territoire (19.525) et la participation à des rassemblements et réunions interdites (14.835).
alh/pga/mpm
Covid: contrôles intensifs "dès jeudi" avant un week-end de Pâques à "hauts risques" #
Les contrôles des policiers et gendarmes seront intensifiés "dès jeudi" en amont d'un week-end de Pâques "à hauts risques" pour faire respecter les mesures sanitaires de lutte contre le Covid-19, a indiqué mardi Gérald Darmanin.
Ces contrôles auront lieu "sur les péages, dans les gares, pour éviter que les Français ne respectent pas la règle des 10 kilomètres (rayon de déplacement autour du domicile sauf motifs impérieux, ndlr), jusqu'à lundi-mardi", a déclaré le ministre de l'Intérieur en marge de sa conférence de presse mensuelle consacrée à l'activité de son ministère.
"Il s'agit de souligner l'importance lors de ce week-end à hauts risques de ne pas partir de son territoire", a ajouté le ministre.
Alors que de nombreux offices religieux vont se tenir, Gérald Darmanin a rappelé que les forces de l'ordre seront aussi mobilisées pour "contrôler les lieux de culte pour lutter contre le terrorisme".
Si 90.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés le week-end dernier, le ministre ne s'est pas avancé à donner un chiffre pour Pâques, "en attendant peut-être des mesures prises par le gouvernement".
Un Conseil de défense se tient mercredi autour d'Emmanuel Macron pour faire le point de la pandémie.
Le week-end dernier, 100.000 contrôles de couvre-feu ont été réalisés en France, donnant lieu à 17.000 verbalisations, selon les chiffres de Beauvau. Les 19 départements concernés par les mesures sanitaires renforcées concentrent 60% de ces contrôles et près de la moitié - 8.000 - des PV.
alh/pa/mpm
A Marseille, nouvelle stratégie policière contre les rodéos urbains #
Face aux rodéos urbains qui pourrissent la vie de certains Marseillais, notamment dans les quartiers populaires de la ville, la préfecture de police a présenté sa nouvelle stratégie mardi, lors d'une opération de destruction de motos et de quads récemment saisis.
Condamné pour "faute" le 3 août 2020, pour son inaction depuis 2012 face aux rodéos sauvages de deux roues dans le quartier du Verduron, dans le 15e arrondissement de Marseille, l'Etat avait dû verser 10.000 euros à une habitante de ce quartier.
Désormais les autorités "frappent fort pour mettre un coup d'arrêt à ces phénomènes", a insisté mardi la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri, en assistant à la destruction d'une trentaine de motos cross, quads et autres scooters saisis par la division Nord de la police marseillaise.
Au total, 84 véhicules ont été saisis par les équipes du commissaire Patrick Longuet depuis mai 2020, lors d'opérations de contrôle ciblés, suite aux signalements d'habitants, des conseils de sécurité de quartier ou des brigades de police de terrain. Une fois les procédures judiciaires conclues, ceux-ci sont ensuite systématiquement détruits et broyés, dans cette unité de recyclage de métaux du 14e arrondissement.
Afin de mieux lutter contre ce phénomène des rodéos urbains, la stratégie de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône mêle sensibilisation accrue des policiers sur la voie publique et judiciarisation systématique des saisies effectuées, "l'objectif final étant d'obtenir la confiscation des engins et leur destruction", a insisté Mme Camilleri, alors que plusieurs deux-roues étaient concassés et réduits en miettes par de gigantesques presses, dans un bruit assourdissant.
Pour éviter les pressions possibles sur les personnels municipaux, les véhicules saisis ne sont plus parqués à la fourrière municipale mais directement gardés dans des locaux de la division Nord.
"Le plus souvent, ce ne sont pas des véhicules volés, mais simplement des véhicules non homologués pour circuler sur la voie publique", a expliqué la préfète. Résultat: la plupart du temps, le propriétaire éventuel, quand il se présente, se trouve en fait dans l'impossibilité de récupérer son deux-roues ou son quad, faute de pouvoir l'emporter sur un camion-plateau, comme la loi l'exige.
Les rodéos motorisés, devenus des délits depuis la loi du 3 août 2018, sont passibles d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende, voire 5 ans et 75.000 euros d'amende en cas de conduite sous l'effet de l'alcool ou de stupéfiants.
ol/mdm/shu
Pédocriminalité: le diocèse de Paris met en ligne un site pour prévenir et conseiller #
Le diocèse de Paris a développé et mis en ligne mardi le site "Protéger l'enfance", qui recense de nombreux outils à destination des enfants, adolescents et adultes avec l'objectif de lutter "par la prévention" contre la pédocriminalité.
Ce site réunit et centralise "un nombre important de vidéos ressources et de conseils" existant déjà "pour protéger les mineurs", affirme le diocèse dans un communiqué.
Le site s'adresse à trois cibles, "les enfants, les adolescents et les adultes".
Il comprend trois grandes parties: "sensibiliser", à l'aide de vidéo courtes adaptées à chaque population; "agir", par exemple pour aider à signaler tout fait inquiétant à la police ou pour inviter à "appeler le 119"; et enfin "approfondir", qui propose témoignages de victimes et d'associations, données, reportages et un numéro d'appel ouvert aux "personnes ayant des pulsions pédophiles et cherchant de l'aide".
Le site a été conçu par les équipes chargées de l'enfance et de l'adolescence pour le diocèse de Paris, avec Mgr Thibault Verny, évêque auxiliaire du diocèse, responsable de la coordination de la lutte contre les abus.
Il s'est fixé pour objectif de "s'adresser à tout citoyen, quelle que soit sa situation ou sa religion".
kp/pa/vk
Prisons: nouvelle hausse du nombre de détenus au 1er mars #
Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises a de nouveau augmenté en février, pour s'établir à 64.405 détenus au 1er mars contre 63.802 le 1er février, selon les données statistiques du ministère de la Justice consultées mardi par l'AFP.
Avec 60.775 places opérationnelles dans les 188 prisons de France, la densité carcérale globale s'établit à 106%, contre 105% le mois précédent et 103,4% le 1er janvier.
Cette densité est de 123,8% dans les maisons d'arrêt (contre 122,7% au 1er février), où sont incarcérés les prisonniers en attente de jugement et ceux condamnés à de courtes peines. Elle est supérieure ou égale à 120% dans 76 établissements pénitentiaires, et atteint 207,7% à La Roche-sur-Yon ou 176,6% à Tulle.
Au 1er mars, 849 détenus étaient contraints de dormir sur un matelas par terre. Ce nombre, qui permet de mesurer la surpopulation, est également en hausse depuis plusieurs mois (422 matelas posés au sol le 1er juillet, 587 le 1er octobre, 688 le 1er janvier et 740 le 1er février).
Parmi les détenus, 18.587 sont prévenus, c'est-à-dire écroués dans l'attente de leur jugement, soit près d'un tiers de la population carcérale.
Au total, 78.342 personnes étaient placées sous écrou au 1er mars, dont 13.937 non détenues et faisant l'objet d'un placement sous surveillance électronique ou d'un placement à l'extérieur.
La part des femmes (4% de la population écrouée totale) est stable, tout comme celle des mineurs (environ 1%).
La population carcérale avait connu une baisse significative et inédite pendant le confinement du printemps 2020, en raison d'une réduction de la délinquance et de mesures de libérations anticipées prises par le gouvernement pour éviter une propagation de l'épidémie de Covid-19 en détention.
Le nombre de détenus était ainsi passé de 72.575 le 16 mars 2020 - un record - à 59.463 deux mois plus tard. La population carcérale se situe au-delà des 62.000 prisonniers depuis octobre.
asl/pga/rhl
Forte hausse en 2020 des menaces ou agressions contre les élus #
Près de 1.300 menaces ou agressions contre les élus ont été enregistrées en 2020, soit une très forte augmentation par rapport à l'année précédente (421), selon des données du ministère de l'Intérieur.
Pour aider les élus à faire face à ces situations, le ministère a conclu un partenariat avec l'Association des maires de France (AMF).
Il a souligné mardi que ces menaces ou agressions (1.276 en 2020) s'étaient "concentrées à plus de 50% sur le 1er trimestre, en lien avec la réforme des retraites et les élections municipales qui ont vu les maires en première ligne au contact de nos concitoyens, souvent sur la voie publique".
Le ministère a relevé par ailleurs que les actions s'étaient "personnalisées", avec notamment "68 domiciles d'élus et 63 véhicules privés visés".
Entre 2019 et 2020, les atteintes physiques ont progressé de "23%". Elles ont concerné l'année dernière 60 parlementaires et 505 maires ou adjoints.
En outre, "350 maires ou adjoints ont été outragés en 2020 contre 224 en 2019", a ajouté le ministère.
Dans ce contexte, le ministère a souligné que des outils étaient déjà à la disposition des élus et que le texte de loi sur la sécurité globale, en cours de discussion, prévoyait d'expérimenter l'usage d'une amende forfaitaire pour verbaliser certaines infractions.
L'Intérieur et la Justice étudient quelles pourraient être ces infractions.
Le ministère de l'Intérieur a également annoncé la publication "prochainement" d'un décret "rehaussant le montant des contraventions qui viennent sanctionner le nom respect des arrêtés des maires".
Le partenariat signé avec l'AMF prend d'abord la forme d'une formation à destination des élus, développée par la cellule négociation du GIGN (gendarmerie) en lien étroit avec l'AMF.
Expérimentée en janvier en Loire-Atlantique, "elle vise, à base de mises en situation, à délivrer des conseils pour gérer les cas de tension et de crise avec les administrés", a expliqué le ministère.
Il est également prévu une "formation à la gestion des comportements agressifs", en cours de finalisation au sein de la police nationale. Ces formations, "disponibles très prochainement, seront animées par des policiers spécialement formés par les négociateurs du RAID".
Le ministère a enfin rappelé qu'au cours des dernières semaines deux maires avaient "bénéficié d'un dispositif particulier de protection, assuré par le service de la protection (SDLP)", dont celui de la ville de Bron (Rhône).
sm/nk/vk
L'Afrique, nouvelle frontière des groupes jihadistes #
Sahel, lac Tchad, Somalie, Sinaï et maintenant Mozambique: l'Afrique est devenue ces dernières années la nouvelle frontière des groupes jihadistes, qui excellent dans l'exploitation des enjeux locaux pour s'implanter et se jouer de la faiblesse des Etats.
Les jihadistes qui tiennent depuis samedi la ville de Palma, dans l'extrême nord-est du Mozambique, constituent le dernier avatar d'une tendance profonde imposant le continent au coeur des priorités des deux centrales jihadistes planétaires.
Selon le Soufan Center, un think-tank américain indépendant, "s'il reçoit une aide croissante de la centrale d'Etat islamique (EI), que ce soit en terme de fonds ou d'expertise tactique, (le groupe) pourrait continuer de gagner en puissance (...) dans la région. S'il venait à s'étendre géographiquement, il pourrait attirer des combattants étrangers".
Al-Qaïda est né en Afghanistan et l'EI a vu le jour entre Irak et Syrie. Mais ils ont depuis décentralisé leur fonctionnement, via l'allégeance de groupes armés jouissant d'une large autonomie. Et dans ce domaine, à l'instar du Mozambique, le dynamisme est africain.
Selon les relevés d'un expert du jihadisme qui requiert l'anonymat mais publie ses analyses sur le compte twitter Mister_Q, l'Afrique représente 16,5% des revendications d'attaques de l'EI depuis janvier 2020. C'est moitié moins que le Levant (35%). Mais ce que l'EI considère comme ses "provinces" en Afrique de l'Ouest (ISWAP), centrale (ISCAP) et au Sinaï ont mobilisé 38 des 64 dernières "unes" de son hebdomadaire de propagande Al-Naba.
Malgré huit ans d'intervention militaire française, les franchises de l'EI et d'Al-Qaïda sont omniprésentes au Sahel où, sans formellement contrôler de territoire, elles font la pluie et le beau temps dans les espaces désertiques délaissés par les Etats centraux.
"Al-Qaïda et l'EI ont souffert de lourdes pertes au cours de la dernière décennie", rappelle Brenda Githing'u, analyste du contre-terrorisme basée à Johannesburg. "Aujourd'hui, leurs filiales africaines contribuent à leur volonté d'afficher leur résilience à travers une expansion mondiale".
La "signature" des deux grandes centrales jihadistes est pourtant trompeuse. Rien n'indique que cette essaimage soit piloté au sommet. Si le transfert d'argent est parfois supposé, il n'y a ni envoi d'armement, ni renfort en combattants, ni ordre militaire venu du sommet.
Et même si l'on trouve des groupes actifs de l'est à l'ouest du continent, des shebab somaliens à l'Algérie, en passant par la Libye et le Sahel, avec des ambitions avérées vers le golfe de Guinée, il ne saurait être question d'un "Sahelistan" ou d'un quelconque "califat" autoproclamé, tel qu'il a existé (2014-19) entre Irak et Syrie.
Au Mozambique, "l'EI ne fournit pas forcément des armes ou de l'argent. C'est plus une appartenance idéologique, une communication sur un programme", relève à cet égard "M. Q". De nombreux groupes en Afrique fonctionnent ainsi: une allégeance de principe, une communication centralisée voire des conseils stratégiques unissent ces groupes aux hiérarchies suprêmes. Mais pas un fonctionnement militaire pyramidal.
Il serait également erroné de voir dans cette progression africaine le résultat d'une stratégie aboutie. Tore Hamming, chercheur au Département des études de la guerre du King's College de Londres, estime qu'elle procède en revanche d'une double dynamique: d'une part, les groupes islamistes s'imposent comme les plus efficaces. D'autre part, ils trouvent des intérêts à se rapprocher du jihadisme international, explique-t-il à l'AFP.
"Il est donc tentant de surestimer leur expansion en Afrique, mais il n'y a a aucun doute que ces insurgés locaux ont intégré les réseaux mondiaux".
Pour autant, ces groupes se contentent d'objectifs immédiats, loin de toute vision internationaliste. Quoiqu'en disent les chancelleries occidentales, les jihadistes en Afrique n'ont jamais démontré de volonté de frapper en Europe, ni en Amérique du Nord. Affirmer que la force antijihadiste française Barkhane a pour vocation de protéger l'hexagone relève au mieux d'une hypothèse, soulignent les analystes à l'unisson.
De la même manière, les leaders du jihad africain ne sont pas destinés, en tout cas dans un avenir proche, à occuper des fonctions supérieures au sein des grandes centrales.
Comme le leader d'Al-Qaïda au Sahel, le touareg Iyad Ag Ghaly, les chefs des shebab somaliens "ont tous des agendas locaux et je n'en vois aucun qui puisse candidater" pour une fonction planétaire, résume à l'AFP Stig Jarle Hansen, expert de la corne de l'Afrique à l'université norvégienne et auteur d'un ouvrage sur les Shebabs.
Mais face aux difficultés militaires rencontrées par les groupes au Levant ou en Asie du sud, "leur importance relative s'est accrue".
dla/fz/sba
Mort d'une gendarme en 2011: la justice reporte sa décision sur une réouverture du dossier #
La cour d'appel de Lyon a reporté à vendredi sa décision de rouvrir ou non le dossier d'une gendarme retrouvée morte dans une caserne lyonnaise en 2011, dont la famille n'a jamais cru à la thèse officielle du suicide.
La chambre de l'instruction devait rendre son délibéré mardi matin mais les magistrats l'ont prorogé de trois jours sans explication, selon l'avocat de la famille, Me Vincent Brengarth.
Depuis une décennie, la version officielle veut que la jeune femme de 32 ans se soit suicidée dans la nuit du 23 au 24 septembre 2011, avec son arme de service dans son appartement de fonction, après avoir appris sa prochaine comparution devant un tribunal pour deux affaires liées à l'exercice de sa profession.
Myriam Sakhri se plaignait cependant depuis des mois d'être harcelée par des collègues et sa hiérarchie. Un mot retrouvé à ses côtés, écrit de sa main et rédigé en ces termes: "Merci à G. le connard!", désignait le colonel qui commandait à l'époque la gendarmerie du Rhône.
Après un premier classement de l'affaire, sa famille avait porté plainte, déclenchant l'ouverture d'une information judiciaire en 2012. Celle-ci a débouché sur un non-lieu en 2013, confirmé en appel en 2014 puis par la Cour de cassation en 2015, les magistrats écartant tout harcèlement.
En novembre dernier, les proches de la défunte ont transmis à la justice de nouvelles attestations de témoins éclairant d'un jour nouveau le contexte de travail de la défunte, ainsi que le rôle joué par le colonel G. - devenu général depuis - dans la dénonciation des faits reprochés à la gendarme.
Le 26 janvier, Me Brengarth avait plaidé la réouverture du dossier devant la chambre de l'instruction, avec le soutien du parquet général qui a requis de reprendre l'information judiciaire sur charges nouvelles, des chefs de "harcèlement" et "homicide involontaire".
ppy/mb/it
Peines de prison pour les évadés de la maison d'arrêt de Bourges #
Deux détenus, qui s'étaient évadés en mars 2020 de la prison de Bourges, ont été condamnés lundi à deux ans de prison par le tribunal correctionnel de la ville.
Un troisième détenu, qui avait tenté de s'évader sans y parvenir, a lui écopé d'une peine de 18 mois ferme.
Dimanche 1er mars 2020, trois détenus en promenade étaient parvenus à escalader le grillage de la cour et à monter sur les toits d'un bâtiment de l'établissement, avant d'atteindre le mur d'enceinte et de s'échapper avec une corde.
"On est plus proche des Dalton dans Lucky Luke que du comte de Monte-Cristo", a ironisé Vincent Videlaine, substitut du procureur de la République de Bourges lors de l'audience.
L'évasion a été réalisée avec "une facilité déconcertante", a pointé David Metaxas, avocat de Karim S. "Un boulevard leur a été offert. Une évasion s'improvise assez vite quand on voit la configuration du site, la tentation peut être grande", a-t-il expliqué.
Les trois détenus, des trentenaires au casier judiciaire chargé, continuent de purger des peines de prison pour vol aggravé et association de malfaiteurs.
"J'ai pris six ans pour cambriolage, c'est beaucoup trop. En appel on m'a rigolé au nez. Dans un sens, ça (l'évasion) m'a libéré, j'aurais pu faire une grève de la faim mais je n'avais pas le courage", a expliqué à la barre l'un des prévenus, Karim A., pour expliquer les raisons de son évasion. Il s'était finalement rendu de lui-même en se présentant au commissariat de Bourges 18 jours après sa "belle".
Karim S. avait lui été interpellé en région parisienne en juin "en possession de faux papiers et au volant d'une voiture chargée d'objets de luxe", a expliqué le substitut.
La défense a elle insisté sur la caractère "sans arme ni violence" de l'évasion.
A la suite de cette évasion, la garde des Sceaux Nicole Belloubet avait décidé "de saisir l'inspection générale de la justice de ces faits pour faire la lumière sur d'éventuels dysfonctionnements".
cor/mas/gvy/it
A Marseille, un policier condamné pour violence en marge d'une manifestation #
Un policier de 28 ans a été condamné mardi à trois mois de prison avec sursis à Marseille pour violence volontaire sur un quinquagénaire, blessé en marge d'une manifestation contre les violences policières à laquelle il n'avait pas participé.
Le juge a accédé à sa demande de ne pas inscrire cette condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire, "ce qui lui permet de rester dans l'administration publique sous réserve qu'une procédure disciplinaire ne soit pas engagée contre lui, ce qui n'est pas le cas à ce stade", a commenté son avocate Me Myriam Greco.
Reste que son client "accuse le coup" même si Me Greco reconnaît que "le tribunal a pris en compte le contexte d'intervention".
La peine est légèrement inférieure aux réquisitions à l'audience le 18 février, où la procureure avait réclamé quatre mois de prison avec sursis.
"Ce n'est vraiment pas grand chose au regard du préjudice subi", a estimé pour sa part l'avocate de la victime, Me Clémence Lachkar.
Le 6 juin 2020, la nuit était presque tombée et la manifestation contre les violences policières largement dispersée quand la victime, 51 ans, rentrait chez elle, après avoir fêté l'anniversaire de son fils dans un bar. Clefs à la main, il longe un fourgon de police stationné près de la Canebière et semble heurter le véhicule à deux reprises.
Aucun dégât ne sera constaté, mais le policier condamné mardi, en train de retirer son équipement de protection, se redresse et intervient.
"Je l'interpelle verbalement, et il me porte un coup au thorax, sur mon gilet pare-balles", avait-il expliqué lors de l'audience: "Vu les événements actuels, les attaques au couteau, je dois réagir, je le repousse des deux mains, et il tombe, (...) comme un poids mort".
Si le policier de la BST (Brigade spécialisée de terrain) sud de Marseille a assuré que le quinquagénaire était de profil quand il l'avait repoussé, celui-ci a maintenu "avoir été poussé dans le dos", ce qui expliquerait ses blessures au visage, en plus de sa plaie au crâne.
Plusieurs témoins, des jeunes de retour de la manifestation, avaient affirmé eux aussi que le quinquagénaire avait été poussé dans le dos.
san/mdm/shu
Conflits d'intérêts: Moody's écope d'une amende européenne de 3,7 millions d'euros #
L'Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a annoncé mardi avoir infligé un total de 3,7 millions d'euros d'amendes à cinq entités européennes de l'agence de notation américaine Moody's pour des manquements aux règles concernant la prévention des conflits d'intérêts.
La branche britannique de Moody's a écopé de l'amende la plus élevée (2,735 millions d'euros), suivie par l'entité allemande (340.000 euros), celle basée en France (280.000 euros) et enfin les branches italienne et espagnole (174.000 euros chacune).
Il est notamment reproché à ces entités de l'agence de notation américaine d'avoir enfreint l'interdiction d'émettre de nouvelles notations alors qu'"un actionnaire est issu d'une agence de notation et dépasse le seuil de propriété de 10% et/ou est membre du conseil d'administration de l'entité notée", révèle l'Esma dans un communiqué.
L'autorité européenne a également noté un "défaut de divulgation des conflits d'intérêts liés au seuil de propriété de 5%", ainsi que des "politiques et procédures internes inadéquates" pour gérer ces conflits d'intérêts.
Selon elle, "toutes les violations ont été jugées comme résultant d'une négligence de la part de Moody's".
"Il est crucial, pour garantir des notations indépendantes de bonne qualité et pour protéger les investisseurs, que les agences de notation identifient soigneusement, puis éliminent ou gèrent et divulguent les conflits d'intérêts afin d'éviter toute interférence des actionnaires dans le processus de notation", a-t-elle souligné.
jra-as/kd/spi
Amende européenne de 3,7 M EUR pour Moody's, qui a failli aux règles régissant les conflits d'intérêts (Esma) #
L'Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a annoncé mardi avoir infligé un total de 3,7 millions d'euros d'amendes à cinq entités européennes de l'agence de notation américaine Moody's pour des manquements aux règles concernant la prévention des conflits d'intérêts.
La branche britannique de Moody's a écopé de l'amende la plus élevée (2,735 millions d'euros), suivie par l'entité allemande (340.000 euros), celle basée en France (280.000 euros) et enfin les branches italienne et espagnole (174.000 euros chacune).
jra/ak/spi
Migrants à Calais: la justice refuse une évacuation de terrain demandée par la mairie #
La justice a rejeté une requête en référé de la mairie de Calais, qui réclamait l'évacuation d'un terrain occupé par 200 migrants, considérant qu'elle n'avait "pas démontré l'urgence", ni apporté la preuve d'un risque pour la salubrité ou la sécurité publique, a-t-on appris lundi.
La commune de Calais "ne démontre pas, en l'état de l'instruction, l'urgence qu'il y aurait à ordonner sans délai l'évacuation des occupants sans titre" de ce terrain sportif situé à l'est de la ville, tranche la juge des référés dans une ordonnance rendue le 26 mars, et consultée par l'AFP.
La commune de Calais avait déposé cette requête le 15 mars, demandant à la justice de "l'autoriser à requérir le concours de la force publique".
Elle arguait notamment que les migrants campaient "dans des conditions précaires, inadaptées et dangereuses", générant "des atteintes à la salubrité (...) et à la sécurité publique" en raison notamment de la présence de passeurs, de "rixes et altercations régulières" ou de risques d'accident au vu de la proximité d'une nationale. Selon elle, le campement "portait atteinte au fonctionnement normal du service public du sport".
Quatre exilés vivant sur ce terrain, rejoints par les associations La Cabane juridique et Utopia 56, avaient demandé le rejet de cette requête.
"Il résulte de l'instruction que sont installées, depuis plusieurs mois, le long des clôtures et des haies du terrain", environ 180 personnes migrantes, "en majorité de nationalité érythréenne", peut-on lire dans cette ordonnance.
"Le camp est composé de tentes en bon état, espacées et installées de manière ordonnée" et la nourriture est entreposée "en faible quantité, rangée et stockée sous une bâche", sans présence de nuisibles, estime la juge.
Par ailleurs, le terrain se situe près d'un parking "sur lequel les services de l'Etat ont érigé, au profit des migrants, des installations sanitaires, et où l'association la Vie active (...) distribue des vivres", observe-t-elle.
Concernant les risques pour la sécurité publique, la commune n'apporte "aucun élément précis et circonstancié" tel que des procès-verbaux d'intervention des forces de l'ordre, note-t-elle. La ville n'apporte pas non plus de "plaintes des riverains s'agissant des nuisances de voisinage".
Enfin, les terrains du complexe sportif "sont actuellement fermés au public" en raison de la situation sanitaire, et "il n'est ni établi ni même allégué que les personnes présentes" aient endommagé les installations, concluant au rejet de la requête.
eva-cor/cab/dlm
Affaire des "fadettes": les poursuites d'un magistrat du PNF devant le CSM "calomnieuses" selon ses avocats #
Les avocats de Patrice Amar, vice-procureur au Parquet national financier (PNF), ainsi que des syndicats de magistrats, ont dénoncé lundi la saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) vendredi par le Premier ministre Jean Castex pour enquêter sur d'éventuels manquements aux "obligations déontologiques".
Jean Castex a saisi vendredi le CSM à la suite du rapport de l'Inspection générale de la justice (IGJ) cherchant à vérifier si Eliane Houlette, ancienne cheffe du PNF, et deux magistrats du PNF, M. Amar et Mme Ulrika-Lovisa Delauney-Weiss, avaient "commis" des "manquements" lors d'investigations destinées à identifier la "taupe" qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy qu'il était sur écoute dans une affaire de corruption.
La saisine du CSM porte sur Mme Houlette et M. Amar.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, Me Marie Lhéritier et Me François Saint-Pierre indiquent avoir pris connaissance lundi du rapport.
Selon eux, il "exonère de toute faute disciplinaire et de tout manquement déontologique Patrice Amar, non seulement dans la conduite de l'enquête préliminaire dite des fadettes mais dans l'ensemble de sa pratique professionnelle de magistrat au PNF".
Selon la conclusion de ce rapport, consulté par l'AFP, l'"analyse n'a pas permis d'objectiver, dans le suivi de cette enquête, un quelconque manquement de M. Amar aux principes déontologiques auxquels tout magistrat est soumis", alors même qu'il a été en grave conflit avec Mme Houlette.
"De même, s'agissant de sa manière de servir, aucun manquement ne peut être relevé contre ce magistrat", poursuit le rapport.
Pour les avocats de M. Amar, Jean Castex a utilisé des "termes trompeurs" dans son communiqué de saisine du CSM en indiquant avoir "relevé, dans les documents portés à sa connaissance, différents éléments susceptibles de faire naître un doute sérieux quant au respect de ses obligations déontologiques" par M. Amar.
"Ce reproche est sans fondement et la saisine du CSM est par conséquent calomnieuse", insistent-ils.
Le PNF avait été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques détaillés ("fadettes") de ténors du barreau - dont Eric Dupond-Moretti - pour identifier qui aurait pu informer l'ancien président Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute.
Dans cette affaire dite des "écoutes", MM. Sarkozy et Herzog ont été condamnés à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme et deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence. Tous deux ont fait appel.
L'émoi suscité par cette affaire avait poussé l'ex-ministre de la Justice Nicole Belloubet à demander un rapport à l'Inspection générale de la justice (IGJ).
M. Dupond-Moretti, devenu entre temps son successeur, avait annoncé l'ouverture d'une enquête administrative en septembre, avant de se déporter face aux accusations de conflit d'intérêts.
Selon ce rapport, "l'enquête (...) a suivi un traitement ordinaire, par un parquet dont l'objectif est avant tout de lutter contre la grande délinquance économique et financière".
Dans un communiqué, l'Union syndicale des magistrats a dénoncé lundi "un procédé scandaleux": "Tous les moyens sont bons pour faire pression sur les magistrats et multiplier les poursuites disciplinaires, même lorsqu'aucune faute n'est établie!"
Il s'agit d'une "une opération de basse politique où tous les coups sont permis", a abondé le Syndicat de la magistrature.
gd-asl/pga/or
Mort d'Elisa Pilarski: une confrontation a eu lieu entre sa famille et Christophe Ellul #
Une confrontation a été organisée au tribunal de Soissons lundi entre Christophe Ellul, mis en examen pour homicide involontaire après la mort fin 2019 de sa compagne Elisa Pilarski, par morsures canines, et la famille de la victime, a-t-on appris auprès du parquet.
"Christophe Ellul était présent pour une confrontation ce jour avec la famille d'Elisa Pilarski", a indiqué à l'AFP le procureur de Soissons Julien Morino-Ros, confirmant une information de BFMTV. Selon une source proche du dossier, cette confrontation a duré environ trois heures.
Le 4 mars, M. Ellul, qui a toujours clamé "l'innocence" de son chien Curtis, a été mis en examen "pour avoir par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (...) involontairement causé la mort" de la jeune femme.
Âgée de 29 ans et enceinte, Elisa Pilarski avait été retrouvée morte par son compagnon le 16 novembre 2019, dans une forêt de l'Aisne où elle promenait Curtis, à proximité d'une chasse à courre, après "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures". Le ministère public a désigné Curtis comme seul responsable en novembre sur la foi des analyses ADN et examens des morsures.
Ce lundi, "on attendait des réponses (...) mais ça fait un an et demi (que Christophe Ellul) est dans le déni, qu'il ne sait pas, qu'il ne se rappelle pas" et "qu'il manipule la justice", a regretté sur BFMTV, à la sortie de cette confrontation, l'oncle de la jeune femme, Vincent L.
Le téléphone portable de la victime, placé sous scellés le jour du décès, a été "analysé quinze mois après, à la demande de mon avocat", a-t-il poursuivi.
L'expertise a révélé qu'elle avait "pris pas moins de 20 photos avec Curtis qui se promène en forêt de Retz, avec elle, en laisse, mais non muselé", a-t-il assuré, précisant que ces images étaient "horodatées (...) cinq minutes avant qu'elle ne soit attaquée".
"A 13H45, alors que M. Ellul est en voiture pour gagner la forêt de Retz suite à l'appel de détresse de ma nièce à 13H19, il va envoyer un SMS à ma nièce dans les termes suivants: +je le fais piquer+. Par ce seul SMS, il reconnaît que son chien est à l'origine du décès de ma nièce", a estimé Vincent L.
Mais "il ne se rappelle pas avoir écrit (ce SMS), il dit qu'il ne sait plus", a-t-il regretté.
eva/cab/or
Meurthe-et-Moselle: un collégien mis en examen après avoir diffusé des vidéos de décapitation #
Un collégien scolarisé à Toul (Meurthe-et-Moselle) a été mis en examen au cours du week-end après avoir diffusé des vidéos de décapitation sur Snapchat, a-ton appris lundi auprès du parquet de Nancy.
"Le mineur a été mis en examen samedi après-midi pour diffusion de l'enregistrement d'images relatives à la commission d'une atteinte volontaire à l'intégrité de la personne", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Nancy, François Pérain, confirmant une information de L'Est Républicain.
Le mineur, âgé de 15 ans et scolarisé au collège Amiral Rigny de Toul, a été placé en liberté surveillée préjudicielle, et "sera donc suivi par des éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse", précise M. Perain.
Il avait été placé en garde à vue vendredi après avoir diffusé sur le réseau social Snapchat plusieurs vidéos de décapitation.
Une cellule d'écoute, composée de personnels d'une assistante sociale, d'une infirmière scolaire et d'une équipe mobile de sécurité, a été mise en place lundi au sein de l'établissement, a indiqué à l'AFP le Rectorat de l'académie de Nancy-Metz.
Une intervention en partenariat avec la police de Toul est également programmée mardi autour des "usages et des risques des réseaux sociaux".
apz/dsa/dlm
"Biens mal acquis" au Gabon: l'ex-miss France Sonia Rolland entendue par les enquêteurs #
Les enquêteurs français chargés des investigations sur le volet gabonais des "biens mal acquis" ont interrogé en janvier l'ex-miss France Sonia Rolland sur un appartement que lui avait offert en 2003 l'ex-chef de l'Etat gabonais Omar Bongo, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Sonia Rolland, qui est aujourd'hui comédienne, a été entendue le 6 janvier sous le régime du suspect libre sur des faits de recel de blanchiment de détournement de fonds publics, ont indiqué une source judiciaire et une source proche du dossier, confirmant une information du quotidien Libération.
Elle s'est expliquée sur un cadeau qu'elle avait reçu en 2003 des époux Bongo, un appartement dans un quartier chic de Paris d'une valeur de 800.000 euros, sous le régime d'une société civile immobilière (SCI).
L'AFP n'avait pu joindre Sonia Rolland lundi en début de soirée.
Selon Libération, elle a raconté avoir rencontré en 2001 Edith Bongo, l'épouse de l'ancien président gabonais, alors qu'elle parrainait des concours de Miss en Afrique. En 2002, Mme Bongo lui aurait dit qu'elle lui ferait un cadeau pour la remercier de l'image qu'elle véhiculait pour l'Afrique.
L'acquéreur de l'appartement serait une société de décoration française, qui avait une filiale au Gabon "détenant un compte dans une banque locale, sur lequel ont été déposées pendant des années des valises de cash, livrées par des collaborateurs de Bongo", écrit le quotidien.
La justice française enquête depuis 2010 sur le patrimoine considérable amassé en France par Omar Bongo et d'autres chefs d'Etat africains.
En avril 2016, des biens immobiliers à Paris et Nice, sur la Riviera française, appartenant à la famille du président gabonais Ali Bongo - fils d'Omar Bongo, qui a succédé à son père à la tête du pays en 2009 - ont été saisis.
Puis en 2017, le juge d'instruction a annoncé son intention de clore le volet gabonais de l'enquête, sans avoir prononcé aucune mise en examen, prélude donc à non-lieu. Mais quelques mois plus tard, un nouveau juge a relancé les investigations.
edy-sm/gd/rfo/it/blb
Jusqu'à 25 ans de réclusion requis pour le meurtre d'un mécanicien en Corse #
Rejetant les explications dignes "du conte de fées ou du vaudeville" des cinq accusés, l'avocate générale a requis lundi des peines de quatre à 25 ans de prison contre cinq hommes jugés pour l'assassinat d'un mécanicien en 2016 près d'Ajaccio.
"Ce n'est pas parce qu'on n'a pas de mobile apparent qu'on n'a pas d'assassins", a lancé Carine Greff au cours de son réquisitoire, à l'approche de la fin d'un procès entamé le 18 mars, et qui n'a pas permis d'éclairer toutes les facettes du dossier.
"Soyons clairs, je ne pense pas que ça soit la police qui a tué Jean-Michel German", un mécanicien de 35 ans "sans histoire" qui a été atteint, le 7 septembre 2016 à 08H00 de plusieurs tirs de fusil de chasse et de revolver devant la résidence de sa compagne à Alata, un village voisin d'Ajaccio, a écarté d'emblée la magistrate, balayant les arguments de la défense qui a mis en cause pendant les audiences le travail des enquêteurs.
Dénonçant des "alibis de pure circonstance", des déclarations qu'il faut "croire sur parole", du "fantasme", du "complotisme", elle a rejeté les explications des cinq accusés, qui nient les faits qui leur sont reprochés: "On est dans le conte de fée ou le vaudeville. Si les faits n'étaient pas si tragiques, ça deviendrait presque cocasse".
"Ne soyez pas victime de cet écran de fumée qui vise à faire oublier les éléments tangibles", a-t-elle demandé aux jurés.
A l'encontre du principal accusé, Mickael Carboni, considéré par l'accusation comme un des "donneurs d'ordre" de l'assassinat, Mme Greff a requis 25 ans de réclusion criminelle, 15 ans d'interdiction de port d'arme et 10 ans d'interdiction de séjour en Corse à l'issue de sa peine.
"M. Carboni est persécuté au nom du père, crucifié par la police et pardonne à Judas. A un moment, il faut être sérieux", a-t-elle ironisé pour balayer les arguments de la défense du jeune homme de 28 ans.
Pour la magistrate, la motivation de M. Carboni est à chercher du côté de son père, condamné à 18 reprises à un total de 50 ans de prison: "On veut faire mieux que papa. On veut entrer dans une carrière dans le grand banditisme et pour entrer dans cette carrière, il faut conclure le pacte du sang", a-t-elle suggéré.
Contre Sébastien Caussin et Mickael Sanna qu'elle place "dans le deuxième cercle" des co-accusés, la magistrate a requis des peines de 20 ans de réclusion criminelle, 15 ans d'interdiction de port d'arme et 10 ans d'interdiction de séjour en Corse.
L'avocate générale a notamment rejeté les explications "absolument pas crédibles" de la mère de Mickael Sanna: "Ce sont les mensonges d'une mère qui fait tout pour sauver son fils".
A l'encontre d'Ange-Marie Gaffory, qui "présente un ancrage beaucoup plus important dans la délinquance", mais avait un alibi au moment des faits et était poursuivi pour association de malfaiteurs, Mme Greff a demandé une peine de 10 ans de prison ainsi qu'une interdiction d'accéder à la Corse pendant cinq ans, assurant qu'il "était dans le projet criminel" et "ne pouvait pas, compte tenu des liens avec les co-accusés, ignorer leurs projets".
Enfin, pour le cinquième accusé François Cay, estimant qu'il ne connaissait pas le projet de ses co-accusés, elle a requis 4 ans de prison: "On voit bien que c'est un fournisseur", a-t-elle ajouté, l'accusant d'avoir donné les véhicules utilisés pour l'assassinat.
Les parties civiles "ont acquis la conviction de la culpabilité des gens que vous allez juger. Ils vous demandent de rendre justice", avait plaidé auparavant Me Benjamin Liautaud, l'un des deux avocats des parties civiles.
Lors de la première des sept plaidoiries de la défense, Me Virginie Blondio Mondoloni a dénoncé "le travail bafoué d'une enquête" et une "instruction uniquement à charge". "M. Cay est renvoyé devant vous sans l'ombre d'une preuve", a-t-elle assuré.
mc/mdm/pb
"Biens mal acquis" au Gabon: l'ex-miss France Sonia Rolland entendue par les enquêteurs #
Les enquêteurs chargés des investigations sur le volet gabonais des "biens mal acquis" ont interrogé en janvier l'ex-miss France Sonia Rolland sur un appartement que lui avait offert en 2003 l'ex-chef de l'Etat gabonais Omar Bongo, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Sonia Rolland, qui est aujourd'hui comédienne, a été entendue le 6 janvier sous le régime du suspect libre à l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), sur des faits de recel de blanchiment de détournement de fonds publics, ont indiqué une source judiciaire et une source proche du dossier, confirmant une information de Libération.
Elle s'est expliquée sur un cadeau qu'elle avait reçu en 2003 des époux Bongo, un appartement dans le XVIe arrondissement de Paris d'une valeur de 800.000 euros, sous le régime d'une société civile immobilière (SCI).
Selon Libération, elle a raconté avoir rencontré en 2001 Edith Bongo, l'épouse de l'ancien président gabonais, alors qu'elle parrainait des concours de Miss en Afrique. En 2002, Mme Bongo lui aurait dit qu'elle lui ferait un cadeau pour la remercier de l'image qu'elle véhiculait pour l'Afrique.
L'acquéreur de l'appartement serait une société de décoration française, qui avait une filiale au Gabon "détenant un compte dans une banque locale, sur lequel ont été déposées pendant des années des valises de cash, livrées par des collaborateurs de Bongo", écrit le quotidien.
La justice française enquête depuis 2010 sur le patrimoine considérable amassé en France par Omar Bongo et d'autres chefs d'Etat africains.
En avril 2016, des biens immobiliers à Paris et Nice, sur la Riviera française, appartenant à la famille du président gabonais Ali Bongo - fils d'Omar Bongo, qui a succédé à son père à la tête du pays en 2009 - ont été saisis.
Puis en 2017, le juge d'instruction a annoncé son intention de clore le volet gabonais de l'enquête, sans avoir prononcé aucune mise en examen, prélude donc à non-lieu. Mais quelques mois plus tard, un nouveau juge a relancé les investigations.
L'AFP n'avait pu joindre Sonia Rolland lundi en début de soirée.
edy-sm/gd/rfo/it
Rixe à Rennes: cinq gardes à vue, information judiciaire ouverte lundi #
Cinq personnes, dont quatre mineurs, étaient toujours en garde à vue lundi matin après une rixe qui a fait plusieurs blessés dont un grave samedi après-midi dans le centre de Rennes, a indiqué le parquet, en annonçant l'ouverture d'une information judiciaire.
L'adolescent de 14 ans, qui avait été blessé par arme blanche au thorax, a été opéré samedi soir et "est désormais hors de danger", a indiqué à l'AFP le procureur de Rennes Philippe Astruc.
"Cinq personnes domiciliées à Rennes, quatre mineurs et un majeur, sont encore en garde à vue", a précisé M. Astruc.
"Afin de déterminer les circonstances précises des faits et d'établir les responsabilités pénales des uns et des autres, une information judiciaire sera ouverte dans la journée" de lundi, a-t-il ajouté.
Selon le magistrat, l'enquête a permis "d'établir que la rixe a concerné une quinzaine de protagonistes émanant de deux groupes". Cet affrontement pourrait "résulter d'une rivalité de quartiers (Villejean-Beauregard / La Bellangerais-Patton) sans que le motif précis du contentieux ne soit pour l'heure clairement établi", a-t-il ajouté.
Les victimes avaient été blessées au cours d'une rixe place de la mairie, samedi vers 16H00. Un jeune homme de 18 ans avait été blessé à la fesse et un autre de 16 ans au pied.
Selon Ouest-France, un garçon de 17 ans s'est également présenté au CHU samedi soir pour une blessure au dos lors de cette rixe.
La maire de Rennes Nathalie Appéré (PS) a invité le procureur au conseil municipal lundi pour qu'il "éclaire les débats de notre assemblée", notamment sur la question de la lutte contre le trafic de drogue.
"Je suis très heureux de m'exprimer devant vous: c'est un exercice assez rare, pour ne pas dire inédit, que les procureurs s'expriment ainsi devant une assemblée", a expliqué M. Astruc dans son propos introductif.
Le procureur a constaté une "augmentation très significative" des règlements de comptes à Rennes, avec deux en 2018, quatre en 2018 et dix en 2020.
"C'est un indicateur extrêmement important parce que, pour la population, ça marque une dégradation de la qualité de vie. Un point de deal, ce n'est déjà pas agréable, mais avoir des explications l'arme au poing en bas de chez soi, ça devient invivable", a-t-il dit, dénombrant une vingtaine de zones de deal dans la ville.
Pour expliquer cette hausse de la violence, le procureur a noté qu'il y a "une nouvelle génération qui a un rapport beaucoup plus décomplexé que la précédente à l'usage des armes".
"C'est quelque chose qui n'est pas rassurant (...) mais c'est une réalité et on ne peut pas se cacher derrière notre petit doigt", a-t-il ajouté, évoquant aussi en novembre la découverte d'armes de guerre dans un appartement, "ce qui est inhabituel pour Rennes".
aag-mas/mcl/mpm
Au procès Bouaké, témoins clé introuvables et ex-ministres fuyants #
Au procès du bombardement qui a tué neuf soldats français en 2004 en Côte d'Ivoire, ouvert lundi à Paris, les accusés ne seront pas les seuls absents: des témoins clés restent introuvables et certains ex-ministres français se font désirer.
"Ça m'embête un peu, c'est un témoin important..." A l'entame d'un procès prévu jusqu'au 16 avril, le président de la cour d'assises, Thierry Fusina, est chiffonné, à défaut d'être surpris, par l'absence très probable de plusieurs témoins clés.
Il a déjà face à lui un banc des accusés vide. Depuis quinze ans, les trois ex-pilotes de l'armée ivoirienne poursuivis pour assassinat - le Biélorusse Yury Sushkin et les Ivoiriens Ange Gnanduillet Attualy et Patrice Ouei - sont introuvables.
Selon les enquêteurs français, sur la foi de nombreux témoignages, ils ont, le 6 novembre 2004, lâché des roquettes sur le camp français de Bouaké, tuant neuf soldats français et un civil américain, et faisant une quarantaine de blessés.
Leurs deux chasseurs Sukhoï-25 avaient été vendus à la Côte-d'Ivoire par un mercenaire français, sulfureuse figure des réseaux affairistes de la "Françafrique": Robert Montoya. Qui a également fourni des pilotes, dont l'accusé Yury Sushkin.
Sa dernière adresse connue le situe au Togo, où il se trouvait déjà à l'époque. "On a essayé de le convoquer, mais pas de réponse", déplore le président.
Pas de nouvelles non plus d'un autre mercenaire français, Jean-Jacques Fuentes, qui travaillait à l'époque côté ivoirien avec les accusés. Il serait "du côté de la Floride, sans plus de précisions", dit le président, qui "va essayer" de le faire venir. Mais personne n'est très optimiste.
Les ministres français de l'époque Michèle Alliot-Marie (Défense), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères), sont également appelés à témoigner.
"Ils mentent, mais qu'ils viennent au moins mentir les yeux dans les yeux des parties civiles", a tonné juste avant l'audience Me Jean Balan, l'avocat de plusieurs dizaines de parties civiles.
Depuis des années, Me Balan voit derrière ce bombardement un coup tordu français destiné à renverser le président Gbagbo, jugé trop hostile à Paris. Aucune preuve ne vient étayer cette "manipulation". Mais de curieuses tergiversations des autorités françaises ont semé le doute chez les parties civiles.
Parmi les trois anciens ministres précités, seul Michel Barnier a clairement répondu qu'il viendrait témoigner.
Dominique de Villepin n'a pas confirmé sa venue. L'an dernier, avant que la pandémie ne vienne reporter le procès d'un an, il avait demandé à être dispensé "pour raisons professionnelles", l'inauguration d'une galerie d'art qu'il ouvrait à Hong Kong.
Le président a l'air optimiste sur sa venue, les parties civiles beaucoup moins.
Michèle Alliot-Marie, à l'époque ministre de tutelle des soldats français, préfère ne pas venir témoigner, estimant avoir déjà longuement répondu aux enquêteurs en 2010.
Le président avance qu'il pourra toujours "lire la déposition" de Mme Alliot-Marie, "et les parties civiles pourront faire leurs remarques".
L'avocat général, Jean-Christophe Muller, insiste, jugeant "tout à fait indispensable que Mme Alliot-Marie puisse témoigner". "Nous allons la relancer par courrier", répond le président.
Qui a donné l'ordre aux pilotes de bombarder la puissante force de paix française, un pari risqué pour une armée ivoirienne censée ne s'attaquer qu'aux rebelles du nord? Plus de quinze ans après, le mystère reste entier.
La France, qui a dans la foulée détruit l'aviation ivoirienne, a vite montré du doigt le président Laurent Gbagbo ou son entourage.
Mais Paris est aussi accusé d'avoir laissé filer des suspects biélorusses, dont Yury Sushkin, arrêtés quelques jours après le bombardement au Togo. Lomé avait offert à la France de les lui livrer.
Mais les ministères français concernés lui ont curieusement tous répondu de les laisser libre, avant d'avancer des justifications discutables et contradictoires.
Les responsables militaires en revanche devraient tous venir témoigner, dont le chef d'état-major de l'époque, le général Henri Bentégeat. Et le chef des forces françaises en Côte d'Ivoire à l'époque, le général Henri Poncet, qui s'est lui aussi "étonné" du peu d'empressement de Paris à s'emparer des suspects mis à dispositions par le Togo.
emd/tib/dlm/cls
Au procès Bouaké, témoins clé introuvables et ex-ministres fuyants #
Au procès du bombardement qui a tué neuf soldats français en 2004 en Côte d'Ivoire, ouvert lundi à Paris, les accusés ne seront pas les seuls absents: des témoins clés restent introuvables et certains ex-ministres français se font désirer.
"Ça m'embête un peu, c'est un témoin important..." A l'entame d'un procès prévu jusqu'au 16 avril, le président de la cour d'assises, Thierry Fusina, est chiffonné, à défaut d'être surpris, par l'absence très probable de plusieurs témoins clés.
Il a déjà face à lui un banc des accusés vide. Depuis quinze ans, les trois ex-pilotes de l'armée ivoirienne poursuivis pour assassinat - le Biélorusse Yury Sushkin et les Ivoiriens Ange Gnanduillet Attualy et Patrice Ouei - sont introuvables.
Selon les enquêteurs français, sur la foi de nombreux témoignages, ils ont, le 6 novembre 2004, lâché des roquettes sur le camp français de Bouaké, tuant neuf soldats français et un civil américain, et faisant une quarantaine de blessés.
Leurs deux chasseurs Sukhoï-25 avaient été vendus à la Côte-d'Ivoire par un mercenaire français, sulfureuse figure des réseaux affairistes de la "Françafrique": Robert Montoya. Qui a également fourni des pilotes, dont l'accusé Yury Sushkin.
Sa dernière adresse connue le situe au Togo, où il se trouvait déjà à l'époque. "On a essayé de le convoquer, mais pas de réponse", déplore le président.
Pas de nouvelles non plus d'un autre mercenaire français, Jean-Jacques Fuentes, qui travaillait à l'époque côté ivoirien avec les accusés. Il serait "du côté de la Floride, sans plus de précisions", dit le président, qui "va essayer" de le faire venir. Mais personne n'est très optimiste.
Les ministres français de l'époque Michèle Alliot-Marie (Défense), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères), sont également appelés à témoigner.
"Ils mentent, mais qu'ils viennent au moins mentir les yeux dans les yeux des parties civiles", a tonné juste avant l'audience Me Jean Balan, l'avocat de plusieurs dizaines de parties civiles.
Depuis des années, Me Balan voit derrière ce bombardement un coup tordu français destiné à renverser le président Gbagbo, jugé trop hostile à Paris. Aucune preuve ne vient étayer cette "manipulation". Mais de curieuses tergiversations des autorités françaises ont semé le doute chez les parties civiles.
Parmi les trois anciens ministres précités, seul Michel Barnier a clairement répondu qu'il viendrait témoigner.
Dominique de Villepin n'a pas confirmé sa venue. L'an dernier, avant que la pandémie ne vienne reporter le procès d'un an, il avait demandé à être dispensé "pour raisons professionnelles", l'inauguration d'une galerie d'art qu'il ouvrait à Hong Kong.
Le président a l'air optimiste sur sa venue, les parties civiles beaucoup moins.
Michèle Alliot-Marie, à l'époque ministre de tutelle des soldats français, préfère ne pas venir témoigner, estimant avoir déjà longuement répondu aux enquêteurs en 2010.
Me Balan se lève et apostrophe le président: "L'instruction a clairement démontré par A+B qu'elle mentait comme un arracheur de dents, que voulez-vous que je vous dise de plus ?"
"Nous voulons que ce témoin se présente", insiste un autre avocat des parties civiles, Me Lionel Béthune de Moro.
Le président avance qu'il pourra toujours "lire la déposition" de Mme Alliot-Marie, "et les parties civiles pourront faire leurs remarques".
L'avocat général, Jean-Christophe Muller, insiste, jugeant "tout à fait indispensable que Mme Alliot-Marie puisse témoigner". "Nous allons la relancer par courrier", répond le président.
Qui a donné l'ordre aux pilotes de bombarder la puissante force de paix française, un pari risqué pour une armée ivoirienne censée ne s'attaquer qu'aux rebelles du nord? Plus de quinze ans après, le mystère reste entier.
La France, qui a dans la foulée détruit l'aviation ivoirienne, a vite montré du doigt le président Laurent Gbagbo ou son entourage.
Mais Paris est aussi accusé d'avoir laissé filer des suspects biélorusses, dont Yury Sushkin, arrêtés quelques jours après le bombardement au Togo. Lomé avait offert à la France de les lui livrer.
Mais les ministères français concernés lui ont curieusement tous répondu de les laisser libre, avant d'avancer des justifications discutables et contradictoires.
Les responsables militaires en revanche devraient tous venir témoigner, dont le chef d'état-major de l'époque, le général Henri Bentégeat. Et le chef des forces françaises en Côte d'Ivoire à l'époque, le général Henri Poncet, qui s'est lui aussi "étonné" du peu d'empressement de Paris à s'emparer des suspects mis à dispositions par le Togo.
emd/tib/dlm
Affaire des "fadettes": les poursuites d'un magistrat du PNF devant le CSM "calomnieuses" selon ses avocats #
Les avocats de Patrice Amar, vice-procureur au Parquet national financier (PNF), ont dénoncé lundi la saisine "calomnieuse" du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) vendredi par le Premier ministre Jean Castex pour enquêter sur d'éventuels manquements aux "obligations déontologiques".
Jean Castex a annoncé vendredi avoir saisi le CSM à la suite du rapport de l'Inspection générale de la justice (IGJ) cherchant à vérifier si Mme Eliane Houlette, ancienne cheffe du PNF, et deux magistrats du PNF, M. Amar et Mme Ulrika-Lovisa Delauney-Weiss, avaient "commis" des "manquements" lors d'investigations destinées à identifier la "taupe" qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy qu'il était sur écoute dans une affaire de corruption.
La saisine du CSM porte sur Mme Houlette et M. Amar.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, Me Marie Lhéritier et Me François Saint-Pierre indiquent avoir pris connaissance lundi du rapport.
Selon eux, il "exonère de toute faute disciplinaire et de tout manquement déontologique Patrice Amar, non seulement dans la conduite de l'enquête préliminaire dite des fadettes, mais dans l'ensemble de sa pratique professionnelle de magistrat au PNF".
Les deux avocats reproduisent "la conclusion" du rapport: "Cette analyse n'a pas permis d'objectiver, dans le suivi de cette enquête, un quelconque manquement de M. Amar aux principes déontologiques auxquels tout magistrat est soumis."
"De même, s'agissant de sa manière de servir, aucun manquement ne peut être relevé contre ce magistrat" poursuit le rapport, cité par les avocats.
Pour eux, Jean Castex a utilisé des "termes trompeurs" dans son communiqué de saisine du CSM en indiquant avoir "relevé, dans les documents portés à sa connaissance, différents éléments susceptibles de faire naître un doute sérieux quant au respect de ses obligations déontologiques" par M. Amar.
"Ce reproche est sans fondement et la saisine du CSM est par conséquent calomnieuse", insistent-ils.
Le PNF avait été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques détaillés ("fadettes") de ténors du barreau - dont Eric Dupond-Moretti - pour identifier qui aurait pu informer l'ancien président Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute.
Dans cette affaire, MM. Sarkozy et Herzog ont été condamnés à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme et deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence.
L'émoi suscité par cette affaire avait poussé l'ex-ministre de la Justice Nicole Belloubet à demander un rapport à l'Inspection générale de la justice (IGJ).
M. Dupond-Moretti, son successeur, avait annoncé l'ouverture d'une enquête administrative en septembre, avant de se déporter face aux accusations de conflit d'intérêts.
gd/edy/rfo/or
Oise: deux adolescents mis en examen pour l'agression au couteau d'un autre mineur #
Un frère et un soeur âgés de 16 et 17 ans ont été mis en examen pour "violences volontaires" aggravées après l'agression au couteau vendredi d'un mineur de 14 ans à Montataire (Oise), a annoncé le parquet lundi.
Vendredi, un mineur de 14 ans avait été blessé par arme blanche sur le chemin séparant son collège du domicile de ses parents.
"Il présentait deux plaies tranchantes, l'une à la fesse, nécessitant six points de suture (...) et une dans le bas du dos, nécessitant quatre points de suture", explique dans un communiqué le procureur de la République de Senlis Jean-Baptiste Bladier.
L'enquête, confiée au commissariat de Creil, a rapidement permis d'interpeller deux suspects, dont une mineure de 17 ans, suspectée d'avoir porté les deux coups de couteau. Elle a dit "avoir agi pour venir en aide à son frère, âgé de 16 ans, qui en était venu aux mains avec la victime", détaille le procureur.
Devant les enquêteurs, tous deux ont expliqué que la victime "avait précédemment exercé des violences sur l'un de leurs frères, âgé de 10 ans".
Présentés à une juge des enfants, ils ont été mis en examen pour "violences volontaires sur mineur de moins de quinze ans ayant entraîné une incapacité de travail de moins de huit jours, commises avec usage ou menace d'une arme et en réunion, pour l'une, (...) et commises en réunion, pour l'autre".
Ils ont été placés sous contrôle judiciaire et feront l'objet d'une mesure éducative en attente d'un jugement, ajoute M. Bladier, précisant qu'une enquête est ouverte s'agissant des faits de violence qu'ils dénoncent sur leur jeune frère.
eva/cab/or
Affaire Ghosn: après Rachida Dati, Alain Bauer témoin assisté dans la procédure #
Le criminologue Alain Bauer a été placé sous le statut de témoin assisté dans l'enquête sur des prestations de conseil auprès de l'ancien patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn, a appris lundi l'AFP de source judiciaire, confirmant une source proche du dossier.
Entendu le 2 mars par les juges d'instruction chargés du dossier, M. Bauer "a donné toutes les informations sur la réalité de ses prestations de conseil. Sans surprise, il a été placé sous ce statut de témoin assisté car ces prestations étaient évidemment bien réelles", s'est félicité son avocat, Francis Triboulet, sollicité par l'AFP.
Me Triboulet a indiqué que son client avait été convoqué pour une audition en qualité de témoin assisté, un statut juridiquement placé entre celui de témoin et celui de mis en examen.
Ce statut peut être choisi par les juges pour une personne pour qui existent des "indices rendant vraisemblable" sa participation à une infraction. Cette personne peut être mise en examen ultérieurement si les juges découvrent des indices "graves ou concordants".
Des juges d'instruction enquêtent depuis l'été 2019 sur des contrats conclus par la filiale néerlandaise de l'alliance Renault-Nissan, RNBV, avec M. Bauer et l'actuelle maire du VIIe arrondissement de Paris Rachida Dati, lorsque Carlos Ghosn était encore PDG du groupe automobile.
Selon une source proche du dossier, Mme Dati, qui nie toute irrégularité, aurait touché 900.000 euros d'honoraires en tant qu'avocate entre 2010 et 2012. Alain Bauer aurait lui perçu un million d'euros entre 2012 et 2016 pour des activités de consultant.
Convoquée fin novembre en vue d'une mise en examen pour "corruption passive", "trafic d'influence passif" et "recel d'abus de pouvoir", l'ancienne ministre est finalement ressortie du bureau des juges sous le statut de témoin assistée.
L'ex-lieutenante de Carlos Ghosn chez Renault, la Franco-Iranienne Mouna Sepehri, a également été placée sous ce statut début janvier.
Une enquête préliminaire avait été auparavant ouverte dans cette affaire par le PNF, après une plainte déposée le 17 avril 2019 par une actionnaire de Renault contre Rachida Dati, Alain Bauer, Carlos Ghosn et son épouse.
edy-gd/pa/swi
L'inceste sur les enfants handicapés, un tabou encore plus grand #
Combien d'enfants handicapés subissent des violences sexuelles dans le huis clos familial? Comment les repérer et les aider à les exprimer? Profitant d'une plus grande visibilité du sujet de l'inceste, une association lance une enquête pour documenter ce pan méconnu et ignoré.
A travers le lancement lundi du mot-dièse #incestehandicap, l'association Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA) espère recueillir sur les réseaux sociaux des témoignages de victimes pour "dresser un état des lieux" de cet "angle mort de la société".
Inspiré du récent #Metooinceste, lancé dans le sillage de l'émoi provoqué par le livre de Camille Kouchner "La Familia grande", ce hashtag doit permettre "d'aller chercher une parole difficile à recueillir, ignorée", explique Danielle Michel-Chich, l'une des trois présidentes de cette association d'aide aux femmes handicapées.
Les conclusions sont attendues autour du 25 novembre, journée consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes. De quoi apporter "une première pierre" à la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), lancée en mars pour au moins deux ans par le gouvernement.
Aucun chiffre, ni étude statistique n'existe sur ce sujet. Ce que l'on sait en revanche, c'est que près de 80% des femmes handicapées sont victimes de violences et que les enfants handicapés ont environ quatre fois plus de risques que les autres d'en être victimes, selon une étude de l'Organisation mondiale de la Santé.
"Plus la vulnérabilité et la dépendance sont grandes, plus les risques sont importants", explique à l'AFP Marie Rabatel, présidente de l'Association francophone de femmes autistes (AFFA) et membre de la Ciivise, qui dénonce "le silence terrifiant de la société".
Parmi les appels reçus sur la ligne anonyme et gratuite "Ecoute violences femmes handicapées" (01.40.47.06.06), gérée par FDFA, 3% ont concerné des faits d'inceste ces trois dernières années.
Toutefois, "pour 6% des appels, des femmes venant parler de violences conjugales subies au présent ont aussi évoqué des violences incestueuses subies par le passé, dans la prime enfance", précise Jocelyne Vaysse, psychiatre et écoutante de l'association.
"Les personnes en situation de handicap ne peuvent pas toujours expliquer les choses ou n'ont pas les bons moyens de communication pour le faire. S'il n'y a pas des inquiétudes ou des suspicions qui émanent de l'extérieur, il est tout à fait possible que cela ne sorte jamais", dit à l'AFP Anne-Hélène Moncany, psychiatre et responsable d'un centre ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS).
Au quotidien, elle-même est plus souvent confrontée à des faits de violences sexuelles dans les institutions pour personnes handicapées ou les hôpitaux psychiatriques.
"Au-delà de l'inceste, c'est toute la question des violences sexuelles sur les mineurs handicapés qui doit être posée, car le huis clos peut être familial ou institutionnel", dit Mme Rabatel.
Selon une étude réalisée par l'AFFA en 2019, 88% des femmes autistes interrogées avaient été victimes d'agression sexuelle, dont 51% de viol, 47% avant 14 ans.
Pour mieux repérer les victimes, cette experte demande un examen gynécologique annuel pour les femmes vivant en institution, "un moyen de prévention qui peut aussi avoir un effet dissuasif" pour les auteurs de violences.
Elle plaide aussi pour la fin de l'amendement "Creton", qui permet à des jeunes handicapés ayant passé 20 ans de rester dans l'établissement pour enfants qui les accueillait dans l'attente d'une solution adaptée.
"On a des enfants de six ans qui côtoient des gens de 25-26 ans. Qui autoriserait cela dans des colonies de vacances?", s'interroge-elle.
"Essentielle" également, la mise en place d'outils de communication et de prévention adaptés aux personnes avec handicaps psychiques.
"Le revers de ces hashtags c'est qu'on écoute ceux qui peuvent s'exprimer sur les réseaux sociaux et on invisibilise les non-verbaux, ceux qui n'ont pas accès à ce mode de communication, ou qui vivent en institution", regrette Mme Rabatel.
FDFA a dit privilégier les réseaux sociaux par "manque de moyens pour une étude de plus grande ampleur".
jlo/cel/it
Dans une prison de l'Isère, des projections de colis par centaines #
Le syndicat UFAP UNSa Justice alerte sur les projections de colis à l'intérieur du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), dont le nombre augmente fortement comme dans beaucoup d'autres prisons du pays.
En 2020, 832 projections ont été récupérées par les agents de cet établissement proche de Lyon, selon le syndicat qui estime que "moins de la moitié" des colis adressés aux détenus depuis l'extérieur sont saisis.
"Depuis début 2021, c'est l'explosion: sur 477 projections annoncées, et on ne les voit pas toutes, 235 seulement ont été récupérées", ajoute Alain Chevallier, secrétaire régional de l'UFAP UNSa.
Les colis interceptés contenaient au total plus de huit kilos de produits stupéfiants, près de 900 téléphones portables, ainsi que des dizaines de litres d'alcool et une trentaine d'armes blanches.
Récupérer ces envois avant que les détenus ne le fassent, en les ramassant dans la cour de promenade ou en les "pêchant" depuis leurs cellules, n'est pas sans risque: dans la nuit du 18 au 19 février, deux gardiens ont essuyé des tirs de mortier qui ont blessé l'un d'eux à l'oreille, selon le syndicat.
L'établissement de l'Isère n'est pas le seul concerné en France, loin s'en faut. "Ce fléau n'est pas nouveau et quasi généralisé sur le territoire. Il nous préoccupe depuis plusieurs années mais on constate une recrudescence", confirme Stéphane Scotto, directeur interrégional des services pénitentiaires à Lyon.
Cette hausse serait due notamment à l'introduction de parois de protection sanitaire dans les parloirs, "hermétiques pour le virus mais aussi pour les objets pouvant être remis à cette occasion", explique le responsable.
Pour enrayer le phénomène, outre le recours à des filets de protection au-dessus de certains murs d'enceinte, les établissements procèdent à des fouilles quand des projections de colis sont repérées.
"À partir de cette année, l'administration pourra déployer des équipes locales de sécurité qui auront les prérogatives réglementaires pour mettre en fuite ou interpeller les auteurs de projections", ajoute M. Scotto, qui voit là "une avancée très importante" contre les intrusions d'individus au pied des murs.
"La compétence de ces équipes s'arrête aux limites du domaine pénitentiaire, or les envois se font aussi depuis la voie publique", nuance M. Chevallier. il faut alors recourir aux forces de l'ordre mais "le temps pour intervenir est très réduit", souligne-t-il.
ppy/ag/ide
Reims: sortie de réanimation pour le photographe de presse agressé dans un quartier prioritaire #
Le photo-journaliste du quotidien régional L'Union, agressé et grièvement blessé le 27 février dans un quartier prioritaire de Reims, est sorti de réanimation mais "ne sera plus jamais comme avant", souffrant de lésions neurologiques, a annoncé lundi son épouse dans un post Facebook.
"Après ces quatre semaines de combat pour rester en vie", "vendredi soir, la sortie de réanimation... Une première grande victoire!", mentionne le message, signé de "Jo" et posté sur le compte de son époux, Christian Lantenois, 65 ans.
"Maintenant commence, pour lui, un combat tout aussi difficile pour essayer de récupérer un minimum de semblant de vie normale... Pour l'instant, les lésions neurologiques n'ont certes... pas évolué mais malheureusement, n'ont pas non plus diminué, ce qui est plus grave...!", ajoute-t-elle.
"Christian est dans un grand néant, ne comprend pas, est insensible à ce qui se passe autour de lui (....) Il se souvient de son nom, de moi sa femme, mais a oublié tout le reste... ses enfants, petits enfants compris...", détaille-t-elle notamment.
"Actuellement, il faut continuer d'enrayer d'autres complications, pour ensuite passer à une rééducation longue et douloureuse", ajoute-t-elle.
"Il faut donc s'armer de patience, laisser du temps au temps, prendre au jour le jour ce que l'on nous donne, pour l'aider au mieux dans ce douloureux combat qu'il n'aurait jamais dû avoir à mener (...) Mais, Christian ne sera plus jamais comme avant..." , conclut-elle.
Venu couvrir les apparents préparatifs d'une rixe dans le quartier Croix-Rouge, le photographe avait été pris à partie par un groupe de 13 personnes, alors qu'il se trouvait près de sa voiture floquée du logo du journal.
Deux hommes de 21 ans ont été mis en examen début mars après cette agression, le premier, placé en détention provisoire, pour "tentative de meurtre aggravée", le second pour "participation à un groupement en vue de préparer des actes de violences ou des dégradations".
Le premier est soupçonné d'avoir porté les coups au journaliste, notamment lorsqu'il était au sol, alors que ce dernier "exerçait son métier, et pour ce motif", avait expliqué le procureur de Reims, Matthieu Bourette.
Toujours sur le compte Facebook de la victime, son fils a par ailleurs annoncé le lancement d'une cagnotte Leetchi "pour soulager notre famille qui va devoir mener un combat juridique que chacun sait long, douloureux et coûteux".
cab/rl/sp
Lancement d'une enquête pour recueillir la parole de personnes handicapées victimes d'inceste #
Une association a lancé lundi une enquête pour recueillir la parole de personnes handicapées victimes d'inceste, un "angle mort de la société", espérant collecter les témoignages sur les réseaux sociaux via le mot-dièse #incestehandicap.
Inspiré du récent #Metooinceste, lancé dans le sillage de l'émoi provoqué par le livre de Camille Kouchner "La Familia grande", ce hashtag doit permettre "d'aller chercher une parole difficile, ignorée", a présenté Danielle Michel-Chich, l'une des trois présidentes de l'association Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA).
L'objectif est "de dresser un état des lieux, car il n'y a pas de chiffres, pas de statistiques, ni de politique spécifique sur ce sujet, un angle mort de la société", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.
Spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes handicapées, FDFA dispose d'une ligne d'écoute anonyme et gratuite pour les victimes (Ecoute violences femmes handicapées: 01.40.47.06.06).
Sur les trois dernières années, 3% des appels passés sur cette ligne ont concerné des faits d'inceste, a détaillé Jocelyne Vaysse, psychiatre et écoutante de l'association.
Toutefois, "pour 6% des appels, des femmes venant parler de violences conjugales subies au présent ont aussi évoqué des violences incestueuses subies par le passé, dans la prime enfance".
"Souvent, on n'apprend qu'incidemment les faits d'inceste, au cours de longs entretiens. Toutes les victimes en parlent avec culpabilité et honte", a ajouté la psychiatre, constatant toutefois "une plus grande prise de conscience grâce à l'actualité".
"L'état de vulnérabilité fait que ces enfants sont des proies faciles. De plus, les personnes handicapées peuvent avoir des difficultés, voire une incapacité, à dire, à raconter les faits incestueux, qui sont déjà difficiles à dire pour toute victime", a poursuivi Alain Piot, sociologue et administrateur de l'association.
Pour chaque témoignage recueilli sous le mot-dièse, une sociologue - recrutée en stage par de l'association - contactera les personnes pour, si elles le souhaitent, mener des entretiens individuels et être suivie par les bénévoles de l'association.
FDFA espère pouvoir rendre ses conclusions autour du 25 novembre, journée annuelle consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Elle souhaite aussi apporter "une première pierre" à la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, lancée début mars pour au moins deux ans par le gouvernement.
jlo/bfa/rhl
La société de transport Gefco mise en examen pour travail dissimulé #
Le PDG de Gefco a été mis en examen à Vesoul en tant que responsable légal de la société de logistique suspectée d'avoir bénéficié d'un système illégal de "prêt de salariés" par des entreprises étrangères, a-t-on appris lundi auprès du parquet.
Le dirigeant est la dixième personne mise en examen dans le cadre de cette enquête pour "travail dissimulé" et "recours en bande organisée au service d'une personne exerçant un travail dissimulé", confiée à l'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI).
Il a par ailleurs été personnellement "placé sous le statut de témoin assisté" vendredi soir à l'issue de sa garde à vue, "car il a produit des pièces montrant qu'il avait réalisé des délégations de pouvoir à d'autres dirigeants", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic.
Quatre autres cadres de Gefco responsables de sites basés en Haute-Saône et en Alsace ont déjà été mis en examen le 20 mars et placés contrôle judiciaire.
La veille, cinq premiers suspects avaient été mis en examen parmi lesquels figuraient trois cadres d'une autre entreprise basée en Alsace. Ceux-ci sont soupçonnés d'avoir créé deux sociétés en Slovaquie et deux en Pologne, qui auraient fourni des chauffeurs routiers étrangers à Gefco de manière illégale. Deux responsables de ces entreprises étrangères sont aussi poursuivis.
Le transporteur français Gefco, leader européen de la logistique automobile (15.000 collaborateurs dans 47 pays) est suspecté d'avoir bénéficié d'un système illégal de "prêt de salariés" par ces entreprises polonaises et slovaques. Les gendarmes ont ainsi découvert 35 chauffeurs qui transitaient "dans des conditions indignes" sur une base logistique à Quincey (Haute-Saône), selon M. Dupic.
Pour les chefs d'entreprises, l'objectif était d'échapper au paiement de leurs cotisations sociales en France "pour un préjudice estimé par l'Urssaf à 800.000 euros entre 2015 et 2018", a ajouté le magistrat.
Dans un communiqué, le syndicat FO-uncp du groupe de logistique se dit "écoeuré par la situation très grave au sein de Gefco". Il demande à la direction de "s'engager à bannir l'esclavagisme de la société Gefco" et "d'agir rapidement pour que cessent de tels agissements", alors que la société, représentée légalement par son PDG, Luc Nadal, est mis en cause.
"Nous ne pensons pas qu'il s'agisse d'une magouille pour échapper au paiement des cotisations sociales en France, car cela voudrait dire que l'ensemble des équipes dirigeantes de Gefco est pourri", poursuit le syndicat.
L'enquête, lancée en 2017 après un contrôle de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) de Bourgogne-Franche-Comté, a permis la découverte de cette filière internationale présumée de fraude à l'emploi de chauffeurs routiers.
Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a salué l'action de la Dreal et s'est "réjoui de la mise à jour de cette présomption de fraude d'ampleur".
"Les conditions sociales et de concurrence dans le transport routier sont des enjeux prioritaires pour garantir l'ouverture du marché intérieur et de meilleures conditions de travail pour les conducteurs", a souligné le ministre.
as/bdx/nm
Un livreur Uber poignardé pour son scooter #
Un livreur de la plateforme Uber affirme avoir été blessé au ventre à coup de couteau, la semaine dernière à Villeurbanne près de Lyon, par un agresseur qui s'intéressait à son scooter, indique lundi la police.
La victime a été secourue et hospitalisée le 22 mars, tandis que l'agresseur présumé, qui avait pris la fuite, a été arrêté deux jours plus tard.
Placé en garde à vue, le suspect a nié les faits. Déféré au parquet dans le week-end, il doit être jugé en comparution immédiate.
ppy/nm
La société de transport Gefco mise en examen pour travail dissimulé #
Le PDG de Gefco a été mis en examen à Vesoul en tant que responsable légal de la société de logistique suspectée d'avoir bénéficié d'un système illégal de "prêt de salariés" par des entreprises étrangères, a-t-on appris lundi auprès du parquet.
Le dirigeant est la dixième personne mise en examen dans le cadre de cette enquête pour "travail dissimulé" et "recours en bande organisée au service d'une personne exerçant un travail dissimulé", confiée à l'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI).
Il a par ailleurs été personnellement "placé sous le statut de témoin assisté" vendredi soir à l'issue de sa garde à vue, "car il a produit des pièces montrant qu'il avait réalisé des délégations de pouvoir à d'autres dirigeants", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic.
Quatre autres cadres de Gefco responsables de sites basés en Haute-Saône et en Alsace ont déjà été mis en examen le 20 mars. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire et ont dû payer des cautions de 4.000 à 10.000 euros.
La veille, cinq premiers suspects avaient été mis en examen parmi lesquels figuraient trois cadres d'une entreprise basée en Alsace. Ceux-ci sont soupçonnés d'avoir créé deux sociétés en Slovaquie et deux en Pologne, qui auraient fourni des chauffeurs routiers étrangers à Gefco de manière illégale. Deux responsables de ces entreprises étrangères sont aussi poursuivis.
Le transporteur français Gefco est suspecté d'avoir bénéficié d'un système illégal de "prêt de salariés" par ces entreprises polonaises et slovaques. Les gendarmes ont ainsi découvert 35 chauffeurs qui transitaient "dans des conditions indignes" sur une base logistique à Quincey (Haute-Saône), selon M. Dupic.
Pour les chefs d'entreprises, l'objectif était d'échapper au paiement de leurs cotisations sociales en France "pour un préjudice estimé par l'Urssaf à 800.000 euros entre 2015 et 2018", a ajouté le magistrat.
C'est une enquête lancée en 2017 après un contrôle de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Bourgogne-Franche-Comté), qui a permis la découverte de cette filière internationale présumée de fraude à l'emploi de chauffeurs routiers.
as/bdx/sp
Rixe à Rennes: cinq gardes à vue, information judiciaire ouverte lundi #
Cinq personnes, dont quatre mineurs, étaient toujours en garde à vue lundi matin après une rixe qui a fait plusieurs blessés dont un grave samedi après-midi dans le centre de Rennes, a indiqué le parquet, en annonçant l'ouverture d'une information judiciaire.
L'adolescent de 14 ans, qui avait été blessé par arme blanche au thorax, a été opéré samedi soir et "est désormais hors de danger", a indiqué à l'AFP le procureur de Rennes Philippe Astruc.
"Cinq personnes domiciliées à Rennes, quatre mineurs et un majeur, sont encore en garde à vue", a précisé M. Astruc.
"Afin de déterminer les circonstances précises des faits et d'établir les responsabilités pénales des uns et des autres une information judiciaire sera ouverte dans la journée" de lundi, a-t-il ajouté.
Selon le magistrat, l'enquête a permis "d'établir que la rixe a concerné une quinzaine de protagonistes émanant de deux groupes". Cet affrontement pourrait "résulter d'une rivalité de quartiers (Villejean-Beauregard / La Bellangerais-Patton) sans que le motif précis du contentieux ne soit pour l'heure clairement établi", a-t-il ajouté.
Les victimes avaient été blessées au cours d'une rixe place de la mairie, samedi vers 16H00. Un jeune homme de 18 ans avait été blessé à la fesse et un autre de 16 ans au pied.
Selon Ouest-France, un garçon de 17 ans s'est également présenté au CHU samedi soir pour une blessure au dos lors de cette rixe.
aag/rhl
Coups de feu dénoncés par des migrants: démenti des autorités françaises #
La préfecture des Hautes-Alpes a assuré dimanche qu'aucun tir n'avait été effectué jeudi à la frontière avec l'Italie, après des accusations de migrants rapportées la veille par la presse italienne.
Des migrants afghans ont accusé samedi des gendarmes français de les avoir refoulés vers l'Italie en tirant des coups de feu pour les effrayer, des allégations examinées par un magistrat italien mais déjà démenties par la gendarmerie.
"Informée hier de cette rumeur, la préfète des Hautes-Alpes a demandé à l'ensemble des services habilités à faire usage d'armes (forces de l'ordre, armée, fédération de chasse) si des tirs ou d'autre activités susceptibles de produire des détonations avaient eu lieu entre jeudi après-midi et vendredi matin", indiquent les autorités françaises dans un communiqué.
"Ces vérifications permettent de conclure qu'aucun tir n'a été effectué durant cette période, pas même au titre d'un exercice ou entraînement des forces armées, ni d'une battue administrative", ajoutent-elles.
Le parquet spécialisé dans la protection des mineurs à Turin a été saisi après l'hospitalisation d'une jeune Afghane de 11 ans en état de choc, selon l'agence de presse italienne Ansa.
Sa mère a affirmé aux enquêteurs que son mari, sa fille et elle-même avaient quitté jeudi un hébergement provisoire dans lequel ils avaient été recueillis après l'évacuation en début de semaine d'un squat à Oulx, commune italienne limitrophe des Hautes-Alpes.
"Nous étions sur un sentier quand des policiers français sont arrivés. Ils se sont approchés et ont crié de nous arrêter. Et j'ai entendu des coups de feu", a raconté la mère de la fillette aux bénévoles de la Croix-Rouge qui l'ont transportée à l'hôpital de Turin, selon Ansa.
"La fillette, dont l'identité a été établie, faisait en effet partie d'un groupe de quatorze migrants dont huit enfants interpellés jeudi soir dans le cadre de la mission de contrôle de la frontière franco-italienne", déclare dimanche la préfecture des Hautes-Alpes.
"Alors qu'ils tentaient de franchir la frontière de façon irrégulière, ils ont été interpellés et entendus selon les procédures habituelles, avant d'être remis aux autorités italiennes conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile", ajoute-t-elle.
Selon la préfecture, les autorités de police italiennes ont indiqué avoir entendu les membres du groupe de migrants concernés "qui ont déclaré n'avoir entendu aucune détonation".
Samedi, la gendarmerie nationale a déjà démenti tout coup de feu, tandis qu'en Italie, le leader de la Lega (extrême droite) Matteo Salvini polémiquait sur l'affaire en reprochant à la France de refouler des migrants vers l'Italie.
ppy/fga/dch
Un fusilier marin retrouvé mort dans la rade de Cherbourg #
Un fusilier marin d'une vingtaine d'années a été retrouvé mort dans la nuit de samedi à dimanche après être tombé à l'eau au cours d'une patrouille dans la rade de Cherbourg (Manche), a-t-on appris auprès du parquet et de la préfecture maritime.
Un autre fusilier marin, lui aussi tombé à l'eau, a été pris en charge par les pompiers et transporté à l'hôpital Pasteur de Cherbourg.
La Marine nationale a adressé dimanche sur Twitter "ses vives condoléances à la famille, aux proches et aux frères d'armes du matelot Jeff Rotaru de la Compagnie de fusiliers marins Le Goffic, décédé en service au cours d'une patrouille de surveillance en rade de Cherbourg".
Les deux victimes, nées en 1998, effectuaient une patrouille de surveillance des approches maritimes et de la base navale de Cherbourg, quand elles sont tombées à l'eau "pour des circonstances qui restent à déterminer", selon le procureur de Cherbourg Yves Le Clair.
Informé, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Jobourg (Manche) a engagé "de nombreux moyens de recherche et de sauvetage", selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord.
Un hélicoptère, une embarcation semi-rigide de sauvetage, une patrouille terrestre de la capitainerie du port de Cherbourg, la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) d'Urville-Nacqueville et de Fermanville sont notamment déployés.
Deux semi-rigides de la compagnie de fusiliers marins Le Goffic, des plongeurs de la gendarmerie maritime, les Marins-pompiers de Cherbourg sont également dépêchés sur la zone de recherche.
"Très rapidement, le premier fusilier marin est retrouvé par un semi-rigide de la compagnie Le Goffic. Arrivé à quai, il est pris en charge par les marins pompiers de Cherbourg et transporté à l'hôpital Pasteur de Cherbourg", écrit la préfecture dans son communiqué.
Mais ce n'est que plus tard dans la soirée que le second fusilier marin est "retrouvé, inanimé, par les plongeurs démineurs du groupe des plongeurs démineurs de la Manche", selon la même source. "Malgré tous les efforts de l'équipe médicale, les secours n'ont pu le réanimer", est-il précisé.
Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie maritime.
Le procureur de Cherbourg doit se dessaisir de l'enquête dans la journée au profit du parquet de Rennes, compétent pour les affaires militaires.
Les fusiliers marins participent notamment à la protection des sites de la marine, comme les bases navales et aéronavales ou les sites et activités liées à la dissuasion nucléaire.
aag/dch
Intrusion de militants d'extrême droite au Conseil régional d'Occitanie: des "idiots" selon Marine Le Pen #
Marine Le Pen a qualifié d'"idiots" dimanche les militants du mouvement d'extrême droite Action française qui ont fait irruption jeudi à Toulouse au Conseil régional d'Occitanie, où se tenait une assemblée plénière.
"Tous les gens qui se permettent d'entrer dans des cénacles démocratiques pour venir hurler je ne sais quoi sont des idiots", a dit la présidente du Rassemblement national dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, citant également les militants écologistes d'Extinction Rebellion.
Action française, "je ne savais même pas qu'ils existaient encore", a poursuivi Mme Le Pen. "Comment ces gens peuvent penser qu'en entrant dans une assemblée démocratique en éructant on fait avancer ses idées ? Evidemment que je le condamne", a insisté la présidente du RN qui a entrepris une tentative de dédiabolisaiton de son parti depuis son arrivée à sa tête il y a dix ans.
Une dizaine de militants d'Action française a fait irruption par la force jeudi au Conseil régional d'Occitanie et laissé dans les locaux de la Région une banderole avec le nom "Actionfrançaise.net" sur laquelle on pouvait lire "Islamo-gauchistes - traîtres à la France".
Cette intrusion a déclenché de nombreuses réactions d'indignation, dont celle du président Emmanuel Macron qui a dénoncé une action qui reflète selon lui "le vrai visage de l'extrême droite".
La présidente PS du Conseil régional Carole Delga a annoncé de son côté qu'elle allait déposer plainte.
jk/pab/bow
Un bus et des voitures incendiés lors de violences en banlieue lyonnaise #
Un bus et des voitures ont été incendiés samedi soir lors d'un nouvel épisode de violences urbaines dénoncées par le maire de Rillieux-la-Pape, en banlieue lyonnaise.
Selon une porte-parole des transports en commun de l'agglomération, le bus stationnait vers 20H30 au terminus d'une ligne quand son conducteur a vu s'approcher une vingtaine de personnes encagoulées portant des bidons.
Il a voulu quitter l'arrêt mais des personnes se sont mises devant le bus, tandis que d'autres lui ont ordonné de descendre, avant de mettre le feu au véhicule.
Le conducteur n'a pas été agressé physiquement, selon la porte-parole. C'est le chauffeur d'une autre ligne passant dans le quartier qui a donné l'alerte et ramené son collègue.
Le secteur ne sera pas desservi ce dimanche. "C'était déjà compliqué depuis quelques temps, avec des caillassages, des agressions", a souligné la porte-parole.
Ailleurs à Rillieux-la-Pape, sept voitures ont été incendiées, selon la mairie, et les secours ont "encore et encore" essuyé des tirs de mortier lors de leur intervention, a de son côté dénoncé le syndicat Sud.
Le mât d'une caméra de vidéosurveillance a par ailleurs été endommagé par une tentative de le scier à la disqueuse, selon le maire LR de la ville Alexandre Vincendet.
"Un commando de spécialistes des violences urbaines a décidé une nouvelle fois de faire vivre aux Rilliards 30 minutes d'un infâme déchaînement de violences", a dénoncé l'élu dans un communiqué. "Ces actes injustifiables sont le fait d'une bande mafieuse qui chaque jour voit son terrain reculer."
Rillieux-la-Pape, "quartier de reconquête républicaine" depuis janvier, a connu plusieurs épisodes de violences urbaines ces derniers mois et son maire a fait l'objet de menaces, à l'instar de celui de la ville voisine de Bron, sur fond de lutte renforcée contre le trafic de stupéfiants, associant polices nationale et municipale.
ppy/fga/bow
Un bus et des voitures incendiés lors de violences en banlieue lyonnaise #
Un bus et des voitures ont été incendiés samedi soir lors d'un nouvel épisode de violences urbaines dénoncées par le maire de Rillieux-la-Pape, en banlieue lyonnaise.
Selon une porte-parole des transports en commun de l'agglomération, le bus stationnait vers 20H30 au terminus d'une ligne quand son conducteur a vu s'approcher une vingtaine de personnes encagoulées portant des bidons.
Il a voulu quitter l'arrêt mais des personnes se sont mises devant le bus, tandis que d'autres lui ont ordonné de descendre, avant de mettre le feu au véhicule.
Le conducteur n'a pas été agressé physiquement, selon la porte-parole. C'est le chauffeur d'une autre ligne passant dans le quartier qui a donné l'alerte et ramené son collègue.
Le secteur ne sera pas desservi ce dimanche. "C'était déjà compliqué depuis quelques temps, avec des caillassages, des agressions", a souligné la porte-parole.
Ailleurs à Rillieux-la-Pape, au moins cinq voitures ont été incendiées et les secours ont "encore et encore" essuyé des tirs de mortier lors de leur intervention, dénonce le syndicat Sud.
Le mât d'une caméra de vidéosurveillance a par ailleurs été endommagé par une tentative de le scier à la disqueuse, selon le maire LR de la ville Alexandre Vincendet.
"Un commando de spécialistes des violences urbaines a décidé une nouvelle fois de faire vivre aux Rilliards 30 minutes d'un infâme déchaînement de violences", a dénoncé l'élu dans un communiqué. "Ces actes injustifiables sont le fait d'une bande mafieuse qui chaque jour voit son terrain reculer."
Rillieux-la-Pape, "quartier de reconquête républicaine" depuis janvier, a connu plusieurs épisodes de violences urbaines ces derniers mois et son maire a fait l'objet de menaces, à l'instar de celui de la ville voisine de Bron, sur fond de lutte renforcée contre le trafic de stupéfiants, associant polices nationale et municipale.
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